Ces Manceaux qui construisent des écoles au Népal

De gauche à droite : Gauthier, Antoine et Michal. / © Rock'n Wood
De gauche à droite : Gauthier, Antoine et Michal. / © Rock'n Wood

Rock'n Wood, une association installée au Mans, développe des projets de construction au Népal dans les zones sinistrées. Cette année, ils ont entamé deux chantiers, deux écoles qui devraient voir le jour en 2018. 

Par Romane Idres

Antoine et Gauthier se connaissent depuis toujours. Ils ont grandi ensemble au Mans et sont inséparables. Aujourd'hui, ils ont 25 ans. L'un est architecte, l'autre ingénieur spécialisé dans le bois. Pendant leurs études, ils rencontrent Michal, architecte lui aussi. Les trois jeunes hommes se lient d'amitié et lancent une idée : pourquoi ne pas mettre à profit leurs compétences professionnelles pour aider les pays défavorisés ou sinistrés ?

Départ au Népal


En 2015, un séisme de grande ampleur ravage le Népal. Pour la bande de potes, c'est le déclic : il faut se lancer. Ils montent une association, Rock'n Wood, et partent dans les zones les plus reculées et sinistrées du pays pour déterminer l'aide qu'ils peuvent apporter. Avec les villageois et les artisans locaux, en trois mois, de mars à juin 2016, ils évaluent les besoins et déterminent ce qu'il y a d'urgent à faire.

Les trois jeunes sont allés dans les zones reculées du Népal pour déterminer les besoins les plus urgents. / © Rock'n Wood
Les trois jeunes sont allés dans les zones reculées du Népal pour déterminer les besoins les plus urgents. / © Rock'n Wood

En novembre, ils reviennent pour lancer les deux premiers chantiers : deux écoles gouvernementales dans des territoires reculés. Ils emmènent avec eux six bénévoles, et une équipe vidéo. "Mais pas question de construire. Nous, on est là pour former, aider. Ce sont les ouvriers locaux qui travaillent.", explique Antoine Asquer, l'un des trois fondateurs. "On est là pour les accompagner du début à la fin du projet."

Pour lancer la construction des deux écoles, les fondateurs sont partis avec des bénévoles et des jeunes en service civique. / © Rock'n Wood
Pour lancer la construction des deux écoles, les fondateurs sont partis avec des bénévoles et des jeunes en service civique. / © Rock'n Wood


Un échange de savoir-faire, en somme : eux savent élaborer des plans conformes à la règlementation et aux besoins, et leur apportent des formations parasismiques. Dans le même temps, les Népalais qui savent tailler le bois et la pierre leur font découvrir des techniques de travail différentes. "En termes d'échange et de formation, ça a vraiment bien fonctionné.

Sur place, ils réalisent une web-série pour montrer l'évolution du projet et raconter leur quotidien sur les réseaux sociaux.


Retardés par des imprévus et surpris par la mousson, en avance de deux mois cette année, les bénévoles et ouvriers ont dû arrêter le chantier temporairement. "Mais on va finir !", nous rassure Antoine. "On y retourne de septembre à janvier pour terminer les écoles rapidement. Cette fois-ci, on y va à 25.

Les trois fondateurs et les six bénévoles ont déjà passé six mois au Népal pour la construction des deux écoles. / © Rock'n Wood
Les trois fondateurs et les six bénévoles ont déjà passé six mois au Népal pour la construction des deux écoles. / © Rock'n Wood

Des projets plein la tête


Le jeune Sarthois parle de ces projets avec un enthousiasme sans faille. Il évoque déjà des trois chantiers suivants. Depuis le siège social de l'association, rue de la Mariette au Mans, les fondateurs ne s'arrêtent pas de travailler. Il faut trouver toujours plus de financement, chercher des donateurs, convaincre des mécènes. 

Pour l'instant, c'est leur seul mode de financement. Leur principal mécène ? Une entreprise sarthoise, Charpente Cénomane, qui leur donne non seulement de l'argent, mais aussi de précieux conseils techniques. A terme, ils espèrent percevoir des subventions des collectivités et obtenir plus de dons pour entreprendre toujours plus de chantiers.

Pour suivre leur actualité, candidater pour participer aux prochaines missions, ou simplement soutenir leur initiative, rendez-vous sur la page Facebook de l'association.

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