Meurtre de Frédéric Guittard au Mans : Touria Rafjaoui, condamnée à 20 ans de réclusion, fait appel

La Cour d'assises du Mans / © Cécile Claveaux
La Cour d'assises du Mans / © Cécile Claveaux

Touria Rafjaoui, la femme accusée d'avoir commandité l'assassinat de son ex-mari, Frédéric Guittard, au Mans en juin 2015 a fait appel de la décision. Elle a été condamnée à 20 ans de réclusion vendredi par les assises de la Sarthe.

Par FB avec AFP

Vendredi 8 février, les jurés avaient déclaré Touria Rafjaoui, 53 ans, coupable de "complicité d'assassinat". Accusée d'avoir fait assassiner son ex-mari, elle était jugée depuis le 28 janvier au côté de son co-accusé Jean-François Ornano, 44 ans.

"Ma cliente clame son innocence, nous essaierons de démontrer devant la cour d’appel que cette innocence est réelle et j’espère qu’elle sera enfin entendue par le peuple français" avait fait savoir Me Alain Ifrah à l’issue de l’audience.
 
Jean-François Ornano, un Corse de 44 ans accusé d’avoir été complice du crime avec sa compagne Magalie Pinardaud, aujourd’hui décédée, est condamné lui à 15 ans de réclusion criminelle. 
    
Après l'appel de Touria Rafjaoui le parquet du Mans a décidé de faire appel pour les deux accusés.

Le 29 juin 2015, Frédéric Guittard, 51 ans, ex-cadre dirigeant d'une société de charcuterie artisanale à Connerré, dans la Sarthe, avait été retrouvé mort par sa fille, tué par trois balles, dans son appartement complètement retourné.
    
Selon l'enquête, un différend sur le partage des biens et sur le montant des pensions à verser aux enfants avait éclaté entre lui et sa compagne. Celle-ci aurait fait appel à ses deux amis corses et cherché à récupérer un fichier compromettant sur sa vie sexuelle, que son mari, avec qui elle fréquentait des clubs échangistes, menaçait de révéler.

Mais après 13 jours de débats, la cour n'est pas parvenue à désigner le tireur.
A l'origine, trois accusés avaient été renvoyés devant les assises. Mais, l'une des co-accusées, Magalie Pinardaud, avait été trouvée morte dans son appartement d'Ajaccio dix jours avant le procès, probablement une mort naturelle ou un suicide, selon le parquet local.
 

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