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Sarthe : le mal de maires

Le maire de Changé, Joël Georges, ne se représentera pas aux prochaines élections municipales. / © France 3 Maine / Antoine Wernert
Le maire de Changé, Joël Georges, ne se représentera pas aux prochaines élections municipales. / © France 3 Maine / Antoine Wernert

En Sarthe, comme partout en France, les maires jettent l’éponge. Il y a ceux qui démissionnent en plein mandat. Et ceux qui attendent 2020 et les prochaines municipales avec impatience pour passer la main.

Par Antoine Wernert

Trois mandats et presque vingt ans à la tête de la petite commune de Saint-Denis-d’Orques.

Mais il y a deux ans, Daniel Martin présente sa démission auprès de la préfète de la Sarthe. Démission acceptée.

De nouvelles élections sont organisées et l’élu de 69 ans peut enfin respirer : « Les premiers mois étaient difficiles. Les passages à la mairie, plusieurs fois par semaine, me manquaient beaucoup. »

A Changé, le maire s’appelle Joël Georges. Lui a annoncé sa décision aux 6 000 habitants de la commune lors des vœux début janvier. Il ne se représentera pas l’année prochaine et ne briguera pas un troisième mandat.


Aujourd’hui, j’ai 68 ans, deux mandats à mon actif, c’est assez ! J’ai maintenant besoin de profiter de ma retraite avec mes proches.
Joël Georges, maire de Changé


Une décision acceptée par les Changéens. Déjà un brin nostalgiques.

« On va le regretter, mais on comprend sa décision. La fonction a changé ces dernières années, plus ça va, plus il faut faire face aux difficultés de chacun dans le village. Ce n’est pas facile ! », admet Elisabeth, une habitante de la commune.

Ce statut d’élu de proximité difficile à gérer, c’est en effet également ce qui pousse monsieur le maire à ne pas rempiler.

« Les retraites, le pouvoir d’achat, l’ISF, moi je ne peux rien y faire. Et c’est lourd à porter. Parce que les changéens me disent qu’ils ont voté pour moi et qu’ils comptent donc sur moi pour régler leurs problèmes. »

Daniel Martin, lui aussi, a vu sa fonction de maire évoluer depuis plusieurs années : « Jusqu’en 2010, c’était serein.On avait une administration à notre écoute. Mais depuis, cette administration est plus tatillonne. On a perdu de nos compétences au détriment des communautés de communes », regrette l’ancien élu dans sa ferme à Saint Denis d’Orques.

► À voir le reportage de notre équipe : Antoine Wernert, Etienne Breil, Lucas Baron et Dominique Le Brun.
 


 

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