• faits divers
  • société
  • économie
  • sport
  • football
  • Insolite

Agression homophobe à La Roche-sur-Yon : après leur expulsion, deux étudiants de l'ICES demandent leur réintégration

L'ICES porte plainte contre X après des tags injurieux sur sa façade, les 22 et 23 mai 2019 / © France 3 Pays de la Loire
L'ICES porte plainte contre X après des tags injurieux sur sa façade, les 22 et 23 mai 2019 / © France 3 Pays de la Loire

Le 28 mai dernier, le conseil de discipline de l'Institut catholique de Vendée excluait définitivement deux étudiants après leur participation à des actes de vandalisme d'un stand LGBT. Ces deux étudiants ont écrit à l'évêque de Luçon pour demander leur réintégration.

Par France 3 Pays de la Loire

Le 28 mai dernier, treize étudiants se voyaient sanctionnés par le conseil de discipline de l'ICES après des actes de vandalisme sur un stand LGBT, le week-end précédent à La Roche-sur-Yon en Vendée.

Deux de ces étudiants, exclus définitivement, ont adressé le 4 juin dernier un courrier à Monseigneur Jacolin, évêque de Luçon et, par ailleurs, chancelier de l’Institut catholique de Vendée.

Dans ce courrier, notamment relayé par l'hebdomadaire Valeurs actuelles, les deux étudiants estiment avoir été les victimes d'une "terrible sanction" "disproportionnée", par rapport à ce qui leur est reproché "nous avons chahuté un stand LGBT sur la place Napoléon​​​​​​".

"Nous vous présentons toutes nos excuses de ne pas avoir anticipé le fait que des adversaires déclarés ou sournois à la saine doctrine catholique – et des institutions sociales comme l’ICES qui la portent – chercheraient à la discréditer en raison de la forme maladroite que notre protestation a prise"
, écrivent les deux étudiants, poursuivant, "notre action n’a été que l’expression de notre désarroi face à la banalisation de revendications de "droits" qui blessent nos consciences de jeunes adultes".

"Ne nous laissez pas condamner à la vindicte publique et peut-être même à la mort sociale puisque nous risquons très sérieusement d’être bloqués pour la poursuite de nos études supérieures, ce qui pourrait briser l’avenir des familles catholiques que nous sommes peut-être appelés à fonder", implorent les deux exclus de l'ICES.

"En tant que chancelier de l’ICES nous vous supplions publiquement d’œuvrer à notre réintégration et, au besoin, de l’ordonner. Vous êtes notre planche de salut. Par pitié, n’abandonnez pas vos enfants", concluent-ils dans leur courrier à Monseigneur Jacolin.

Deux des 13 étudiants impliqués dans l'agression du 18 mai dernier ont été définitivement exclus. Un troisième étudiant exclu aura la possibilité de se réinscrire à l'ICES dans un an.

Le conseil de discipline a décidé de procéder à des exclusions avec sursis de 6 à 24 mois pour 9 autres étudiants. Une sanction assortie de peines d'intérêt général. Un 13e étudiant a écopé d'un simple blâme.

 

Sur le même sujet

travaux pont de Cheviré

Les + Lus