Législatives 2022 : suivez notre grand débat en Vendée

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Les 12 juin prochain aura lieu le premier tour des élections législatives 202 afin d'élire nos futurs.es député;tés. France 3 Pays de la Loire en partenariat avec France Bleu et la presse quotidienne régionale vous propose de suivre un débat avec les principaux candidats de la Vendée.

Cinq candidats représentant leur groupe politique et de différentes circonscriptions de la Vendée débattent en plateau :

  • Laurent Caillaud (1e) DVD - Soutien Les Républicains
  • Lucie Etonno (1e) NUPES - EELV
  • Jean-Patrick Fillet (4e) Rassemblement National (suppléant) Ninon GREAU (2è) Vendécologie
  • Brigitte Neveux (2e) Reconquête !
  • Ninon Greau (2e) Vendécologie

Pierre Henriet, le candidat de la 5e circonscription pour Renaissance ayant été une victime d'un accident de voiture sans gravité en se rendant au débat, ne peut être présent.

Ce débat est animé par Maxime Jaglin et Guillaume Robelet (Ouest-France Vendée) et traite de 3 thèmes.

Le projet de port à Brétignolles-sur-Mer, vous, député.e, qu'auriez-vous fait ?

Ce projet, finalement abandonné, n'en finit plus de diviser. Est-ce-le rôle d'un député de prendre position sur un tel dossier ?

"Dans un dossier aussi structurant, il faut redonner le pouvoir aux collectivités, estime Laurent Caillaud, un député ne doit pas se substituer à celui qui va porter le projet".

Pour Lucie Etonno, "il y a une page qui s'est tournée collectivement,  c'est à la fois une décision des collectivités avec les associations, avec les citoyens. Ça va permettre au territoire repenser un nouveau tourisme, un tourisme de proximité, un tourisme qui n'est simplement réservé aux personnes les plius fortunées".

Brigitte Neveux habite Brétignolles, "députée,  j'aurais été opposée au port", "maintenant, il faut se lancer dans autre chose, la crise du covid a entrainé énormément de dépenses pour la commune de Brétignolles, ce n'est pas le moment de se lancer dans un port"

Pour Ninon Greau, "abandonner le port n'empêche pas de développer le territoire, au contraire. C'est surtout un non sens écologique".

Le développement économique

Côté emploi, la Vendée fait figure de bonne élève, à peine plus de 6% de chômage, l'un des taux les plus bas de France.

Jean-Patrick Fillet estime que ce chiffre "est faux, en réalité, il faut faire la balance avec les autres territoires dans la Vendée. Les Herbiers sont à 4,1% de chômage, vous avez 7,3% pour Fontenay, Les Sables 7,8, sur le réseau littoral du nord 7,5".

Contre ces disparités, Lucie Etonno propose de "travailler' sur l'offre de service public, au pluriel, on a besoin d'un service public de transport, aujourd'hui il faudrait un arrêt ferroviaire proche de Fontenay et assurer la desserte du sud Vendée et renforcer l'attractivité".

Une attractivité qui passerait aussi par une redynamisation du secteur de la santé.

On a clairement une rupture d'égalité sur le territoire vendéen

Lucie Etonno

Ninon Greau souhaite, "sur le court terme", "obliger les médecins à s'installer pendant trois ans dans une zone sous-dense".

"Je pense qu'il y a trois leviers sur  lesquels le député peut agir, renchérit Laurent Caillaud, il faut d'une part gérer le désert médical", il propose "une deuxième année d'internat aux médecins généralistes pour les mettre dans les endroits où il y a des besoins".

Le deuxième levier "c'est le logement", le troisième c'est "la compétitivité des TPE".

L'agriculture

Un nouvel épisode de grippe aviaire frappe le département de Vendée. Depuis une semaine, aucun cas n'a cependant a été recensé. Mais si une nouvelle crise devait arriver, les agriculteurs souhaiteraient être mieux accompagnés. 

Est-ce pour chacun des candidats l'idéal d'en appeler à l'Etat pour être aidés ?

"Ils ont besoin d'un soutien psychologique, dans un premier temps, mais aussi d'un système d'aide qui les accompagne à changer de modèle", estime Lucie Etonno.

"L'Etat sur ce cas-là, a plutôt bien réagi sur les pertes animales, 75%  a été réglé tout de suite, reconnait Laurent Caillaud, le vrai sujet sur lequel il faudra être attentif, et là c'est le rôle du député, ce sont les pertes économiques".

Le modèle de l'élevage intensif a atteint ses limites

Ninon Greau

"Il faut revenir à des élevages raisonnables, à taille humaine", estime aussi Brigitte Neveux.

Produire local ? Pour Jean-Patrick Fillet, "c'est faire aussi des propositions pour sauver les pêcheurs. Parce que là on a une vraie crise qui arrive, c'est à dire la baisse de quotas de 36% pour la pêche de la sole qui va impacter tous les pêcheurs de la côte vendéenne".

Suivez également notre débat en Sarthe avec cinq candidats aux prochaines législatives.