La Roche-sur-Yon : des citoyens se mobilisent contre l’expulsion d’une famille de cinq personnes dont trois enfants

Un comité de citoyens veut empêcher l’expulsion d’une famille de cinq personnes, qui vit à La Roche-sur-Yon depuis huit ans.

Le groupe scolaire de la Généraudière à La Roche sur Yon
Le groupe scolaire de la Généraudière à La Roche sur Yon © Google Maps

Empêcher l’expulsion d’une famille originaire de Géorgie ; tel est le combat mené par plusieurs citoyens, dont Bernadette Guignard-Guibert, co-initiatrice d’une pétition sur Change.org qui a récolté près de 500 signatures. 

"Je me suis très vite attachée aux petites filles, très vives et intelligentes. J’ai fait de l’aide au devoir pour elles, explique l’ancienne enseignante qui habite près de la famille. La maman comprend le Français, le papa aussi : c’est une aide. Les parents ont réalisé beaucoup de bénévolat dans le quartier. C’est une famille dont même les parents sont insérés, il ne manque plus qu’une promesse d’embauche pour faire changer les choses".

 

"Leur avenir est en France"

La famille vit dans le quartier de la Généraudière à La-Roche-sur-Yon depuis 2013. Le père est arrivé le premier en France à cause de problèmes de santé. Son épouse et ses deux filles l’ont rejoint ensuite, et une troisième fille est née en France en 2015.

"Là on voit l’absurdité de cette volonté d’expulsion, témoigne Mathieu Trichet, également à l’initiative de la pétition. Au bout de 8 ans, ils ont fondé leur vie. Je suis enseignant et pour moi c’est particulièrement parlant, avec la dernière qui est née ici. Leur avenir est en France".

Les filles de dix, neuf et cinq ans sont scolarisées dans le quartier. Les directrices des écoles élémentaire et maternelle soutiennent le comité, ainsi que l’association de parents d’élèves. Comme beaucoup de citoyens, Mathieu Trichet croit à la pétition lancée : "on espère ! Il faut qu’il y ait une mobilisation citoyenne massive".

Le comité de soutien demande à la préfecture une régularisation de la famille à titre exceptionnel, elle peut être expulsée à tout moment. Contacté par la rédaction, le préfet de Vendée Benoît Brocart rappelle que la demande d'admission exceptionnelle au séjour du père a fait l'objet d'un refus de séjour, avec obligation à quitter le territoire français. Ces désisions ont fait l'objet d'un recours en décembre dernier, dont le résultat n'est pas encore connu.

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