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Olonne-sur-Mer : le douanier retranché voulait dénoncer une situation de harcèlement moral

L'enquête a été confiée à la brigade des mineurs de Nantes / © Olivier Quentin / FTV
L'enquête a été confiée à la brigade des mineurs de Nantes / © Olivier Quentin / FTV

Un douanier de 44 ans était retranché depuis ce jeudi matin dans les locaux de la douane à Olonne-sur-Mer. Il dénonce une situation de harcèlement moral dont il se dit victime depuis quelques années.

Par Fabienne Béranger

Stéphane Deverchain s'est retranché ce jeudi matin dans les locaux de la douane à Olonne-sur-Mer. Les policiers du Raid ont été appelés sur place en début d'après-midi.

Le douanier se dit victime de harcèlement moral de la part de sa hiérarchie. Une situation qu'il endure depuis cinq années... Depuis que Stéphane a dénoncé un précédent directeur régional, "j'ai fait remonter l'info selon laquelle il y avait sur son bureau des objets saisis qui auraient dû être détruits".

Face au harcèlement moral dont il se dit victime depuis cette dénonciation, Stéphane Deverchain dit avoir déposé une plainte en 2015, "il y a eu une enquête de faite, classée sans suite".

"On m'a tout fait fait j'ai été vu par des médecins, des psys quand on a essayé de me désarmer, de me faire passer pour fou",
dénonce -t-il, "j'ai finalement demandé à partir, des mutations qu'on m'a refusées"

Stéphane Deverchain a fait deux demandes de mutation et une demande de mise à disposition, "ça a été refusé".

Ce qui fait déborder le vase aujourd'hui ? Une mutation à Bourg-Madame près de la frontière espagnole "pour nécessités de service", dès début 2019, "imaginez la situation, j'habite en Vendée, je vais avoir double loyer, ma femme travaille ici, ma fille de 18 ans est au lycée. On met en péril mon équilibre familial et financier" "on veut m'abattre, j'ai fait plein d'autres propositions qui m'ont été refusées".
 

"J'ai fait le choix de ne pas me suicider"


C'est toutes ces raisons qui poussent aujourd'hui Stéphane Deverchain à de telles extrémités, "pour être entendu, pour dénoncer surtout ce qui se passe dans l'administration française"

J'ai fait le choix de ne pas me suicider comme ont fait beaucoup de policiers, de gendarmes, de douaniers et de pouvoir aujourd'hui me faire le porte-parole de ces gens-là - explique Stéphane Deverchain qui précise qu'il n'est pas "dangereux".

Le Raid est intervenu en milieu d'après-midi pour déloger Stéphane Deverchain du bureau des Douanes. 

 

 

 

 

 

 

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