Les résultats des analyses permettent de lever la restriction de l'utilisation de l'eau du robinet dans 15 communes de l'Oise, la Somme et la Seine-Maritime. Vendredi 4 octobre, l'Agence régionale de santé Hauts-de-France y avait signalé la présence d'une pollution microbiologique.
Les résultats des analyses de l'eau distribuée par le syndicat des eaux de Blargies effectuées le 7 octobre dernier montrent une qualité bactériologique satisfaisante de l'eau potable. La préfecture de l'Oise annoce donc que la restriction d’usage de l’eau du robinet est désormais levée.
Le 4 octobre dernier, un communiqué de la préfecture de l'Oise indiquait que, suite à un prélèvement effectué dans le cadre d'un contrôle sanitaire, l'ARS Hauts-de-France avait signalé la présence d'une pollution microbiologique d'origine fécale dans l'eau distribuée par le syndicat des eaux de Blargies.
15 communes étaient concernées. Soit environ 4 000 personnes. sont concernées dont 13 dans l'Oise, une dans la Somme et une en Seine-Maritime.
Les communes concernées
- Lannoy-Cuillère ;
- Saint-Valéry-sur-Bresle ;
- le hameau d’Hennicourt (à Abancourt) ;
- le hameau de la Raiderie et celui de Petit Moliens (Blargies) ;
- Broquiers ;
- Moliens ;
- Monceaux-l’Abbaye ;
- Romescamps ;
- le hameau de Marcoquet (Saint-Arnoult) ;
- Saint-Thibault ;
- le hameau de Petit Sarcus (Sarcus) ;
- Escles-Saint-Pierre ;
- Fouilloy ;
- le hameau de Saint-Clair à Hescamps (Somme) ;
- Criquiers (Seine-Maritime).
Aucun lien avec l'incendie de Lubrizol
"Ce que l'on sait de manière certaine c'est qu'il y a eu une sous-chloration de l'eau, c'est à dire qu'elle n'a pas été assez désinfectée et donc cela peut expliquer la prolifération de bactéries", explique le Docteur Mohamed Si Abdallah. "Il y a eu par la suite une sur-chloration, l'eau a été désinfectée, mais en attendant de nouveaux résultats, elle est impropre à la consommation", poursuit le médecin de l'ARS Hauts-de-France.
La préfecture recommandait ainsi de ne pas utiliser l'eau du réseau exploité par le syndicat d'eau de Blargies (Oise), même bouillie pour tout usage alimentaire ou brossage des dents. Elle restait néanmoins utilisable pour les autres usages comme la vaisselle, lavage du linge, l'hygiène corporelle.
Selon le médecin de l'ARS, cette pollution n'était absolument pas liée à l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen qui a touché notamment cette partie du département la semaine dernière. "Il ne peut pas y avoir de lien direct ou indirect, c'est un phénomène que l'on connaît, qui n'est pas très fréquent mais cela arrive. Pour l'instant l'enquête est en cours pour essayer de comprendre les raisons de cette contamination bactériologique. Cela peut être dû à plein de choses : des travaux, peut-être une fuite, des fortes pluies...", affirme le Docteur Mohamed Si Abdallah.
En attendant les résultats des analyses, une distribution de bouteilles d'eau avait été organisée.