Le député du Var Jean-Sébastien Vialatte poursuivi pour "provocation à la haine raciale"

Après les incidents du PSG au Trocadéro en mai dernier, le député UMP avait fait le parallèle entre les descendants d'esclaves et les casseurs, sur Twitter.
Vendredi le Collectifdom a déposé devant le tribunal correctionnel de Paris une citation directe contre le maire de Six-Fours-les-plages.

"C'est en effet la communauté noire dans son ensemble qui est visée", estiment les avocats du Collectifdom (collectif des Antillais, Guyannais, Réunionnais et Mahorais), qui revendique 40.000 membres et sympathisants, Eddy Arneton, Rachel Lindon et Jules Ramaël, dans leur citation saisissant le tribunal.

Le collectif demande 10.000 euros de dommages et intérêts, la publication du jugement dans quatre quotidiens nationaux ainsi que 3.000 euros au titre des frais de justice.


Interrogé après la polémique provoquée par ce tweet, Jean-Sébastien Vialatte avait assuré avoir immédiatement retiré ce message après sa publication, reconnaissant avoir "écrit une bêtise".

"Je regrette vraiment que ça provoque un tel tollé parce que loin de moi l'idée d'avoir le moindre propos raciste", avait ajouté l'élu varois.
"J'ai fait un amalgame tout à fait regrettable entre deux choses: d'un côté, les propos de Mme Taubira sur le fait qu'il faut indemniser les descendants des esclaves, et je ne supporte plus cette repentance permanente de la France. La France a un passé, glorieux ou moins glorieux, et il est temps d'arrêter de s'excuser", avait expliqué le député du Var. Et d'ajouter: "J'ai fait l'amalgame avec la politique laxiste en matière de justice de Mme Taubira, qui conduit aux évènements (lors de la fête du PSG), parce qu'aujourd'hui les casseurs sont persuadés qu'ils n'auront pas de sanction."

Le PS avait demandé à l'UMP de prononcer une "sanction sévère" contre M. Vialatte. Le président de l'UMP Jean-François Copé avait quant à lui condamné ces propos.

La Fondation du Mémorial de la Traite des Noirs, établie à Bordeaux, a décidé de porter plainte contre le député auprès de la justice varoise, tandis que SOS Racisme avait indiqué étudier les suites à donner "sur un plan juridique" au tweet du député.
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