Le RCToulon débute vendredi à Montpellier; après 2 échecs de suite en finale, il veut conquérir le Bouclier de Brennus

Après s'être fait ravir l'édition 2012-2013 du championnat de France par Castres, le neuvième budget seulement, les grosses écuries se sont considérablement renforcées en vue de la saison qui s'ouvre vendredi et s'annonce particulièrement indécise.

© Photo : Franck Pennant/AFP
En suspens depuis plus de deux mois et le triomphe un soir de juin d'une équipe sans véritable star, le Top 14 reprend ses droits vendredi avec un Montpellier-Toulon très symbolique, puisqu'il s'agit d'un choc entre deux ambitieux aux recrutements spectaculaires et largement tournés vers l'hémisphère sud.
Pour Toulon, le championnat est désormais l'objectif ultime, après deux échecs de suite en finale. Le sacre européen en mai a sans doute encore aiguisé les appétits et l'arrivée des vedettes Bryan Habana, Ali Williams et Drew Mitchell aux côtés des Jonny Wilkinson, Bakkies Botha et Frédéric Michalak donnent au club toutes les raisons d'y croire.
Les hommes de Bernard Laporte devront toutefois d'abord s'affranchir de la concurrence "traditionnelle", incarnée par le Stade Toulousain et Clermont.
Toulouse, 19 fois champion de France, sort d'une inhabituelle saison blanche, en Top 14 où il a cédé en demi-finale comme en Coupe d'Europe où il a été éliminé en phase de poules. Reproduire ce scénario serait une grosse déception pour le plus gros budget - et de loin - du championnat.
Clermont se dirige de son côté vers une année "fin de cycle", avec le départ annoncé en juin 2014 de son entraîneur depuis sept ans, Vern Cotter. L'ASM et son jeu séduisant, à qui était promis un destin en or la saison dernière, a finalement tout raté, en s'inclinant en finale de Coupe d'Europe puis en demies de Top 14.

Mini-crise
Une mini-crise a même secoué le club après une sortie médiatique très amère de Cotter début juin. Reste donc à savoir comment l'équipe aura digéré les déceptions et rancoeurs pour concrétiser enfin toutes ses promesses.
Derrière, un trio constitué du Racing-Métro, du Stade français et de Montpellier, a haussé le ton dans son recrutement.
Le Racing, sous la houlette des nouveaux entraîneurs Laurent Labit et Laurent Travers, couronnés avec le CO en juin, a affiché ses ambitions en attirant le demi d'ouverture irlandais Jonathan Sexton, le centre gallois Jamie Roberts, le troisième ligne gallois Dan Lydiate ou encore le pilier tongien Soane Tonga'uiha. Présent en phase finale depuis quatre ans sans jamais y avoir gagné un match, le club francilien aspire sans doute à mieux.
Le Stade français, décevant 10ème l'an passé, s'est donné les moyens de la résurrection tant espérée. Troisième budget du Top 14 (25 millions d'euros), le club parisien a été renforcé par le demi d'ouverture sud-africain Morné Steyn et les stars australiennes Digby Ioane et Richard Kingi.
Montpellier, bloqué ces deux dernières années au stade des barrages, s'est également démené sur le marché des transferts (Rene Ranger, JP du Plessis, Wynand Olivier, Nicolas Mas) pour espérer changer de dimension.
Le suspense est aussi entier autour de Castres, tenant du Bouclier de Brennus et grand habitué des phases finales en dépit d'un budget deux fois inférieur à celui de Toulouse. Si l'effectif du CO est quasiment inchangé, le club tarnais parviendra-t-il à faire fructifier l'héritage des deux entraîneurs Labit et Travers, remplacés par un attelage Matthias Rolland-Serge Milhas-David Darricarrère ?
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
rc toulon sport rugby