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Des bonnets noirs contre le loup à Gap

Les agriculteurs et éleveurs des Hautes-Alpes se sont coiffés de bonnets noirs pour manifester ce vendredi matin à Gap.quelques jours après une nouvelle attaque de loup qui aurait causé la mort de 90 brebis. Les manifestants demandent la révision de la Convention de Berne qui protège le loup.

Ils étaient près de 200 agriculteurs et éleveurs haut-alpins à descendre dans les rues gapençaises ce vendredi matin, excédés par les attaques du prédateur. Un prédateur fortement protégé par la Convention de Berne.La semaine dernière, une double attaque imputée au loup sur la commune de Prunières près du lac de Serre-Ponçon, avait causé la mort de 90 bêtes. Ce nouvel incident a mis le feu aux poudres et provoqué la colère des éleveurs.

"L'attaque de trop"

"C'est l'attaque de trop. Nous voulons être entendus", a déclaré Sandrine Hauser, secrétaire général de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles des Hautes-Alpes (FDSEA). Sur les banderoles  du défilé, on pouvait lire" éleveurs en deuil", ou encore :"Nos ancêtres se sont battus pour les enlever. Les Verts se battent pour les remettre"

Des élus du département, également coiffés d'un bonnet noir, se sont joints à la manifestation.

Le loup n'est pas compatible avec le pastoralisme"


a estimé Jean-Yves Dusserre, président UMP du conseil général des Hautes-Alpes. "Quand on dépasse les bornes, les pouvoirs publics doivent prendre la mesure de la détresse des agriculteurs", a ajouté le député-maire PRG des Hautes-Alpes, Joël Giraud.

Les manifestants se sont rendus devant les bureaux de la Société Alpine de Protection de la Nature (SAPN). Des oeufs ont été jetés sur la façade du local et trois carcasses de brebis ont été découpées et déposées devant l'entrée, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Bonnets d'âne"

"Bonnets d'âne aux bonnets noirs de Gap", a réagi l'association France nature environnement (FNE) dans un communiqué. "Si l'on peut comprendre les difficultés économiques et sociales de certaines catégories professionnelles, leur mépris et leur haine contre ceux qui ne défendent pas les mêmes idées ne sont pas acceptables", a-t-elle dénoncé en appelant à une "attitude ferme et forte" du gouvernement "face à ces actes délictueux".
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