Marignane : inquiétude des pilotes de canadairs et bombardiers d'eau

Les pilotes de bombardiers d'eau et personnels au sol de Marignane sont inquiets en raison d'un programme prévoyant de clouer au sol une partie de leurs appareils. Ils demandent au ministre de l'Intérieur de tenir ses engagements sur le modèle français de lutte contre les incendies.

Par GM avec AFP

Les pilotes de bombardiers d'eau et canadairs et le personnel au sol de Marignane sont inquiets sur l'avenir de la flotte aérienne destinée à la lutte contre les incendies.
"Il y a deux ans, Manuel Valls nous avait assurés qu'il souhaitait maintenir le modèle français de lutte contre les incendies. Or, le futur contrat de Maintien en condition opérationnelle (MCO) de la flotte, qui nous a été présenté, prévoit dans les années à venir une réduction des avions engagés sur les feux de forêts", a indiqué jeudi Stéphan Le Bars, représentant du Syndicat national des personnels navigants de l'aéronautique civile (SNPNAC), s'exprimant au nom d'une intersyndicale.
Selon ce contrat, seuls 10 des 12 Canadair devraient être opérationnels, et 8 Tracker sur 9, a précisé l'intersyndicale.
Il y a près de deux ans, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, avait mis fin à une grève des pilotes de la Sécurité civile, leur assurant alors qu'il allait défendre le modèle français de lutte contre les feux de forêt lors des débats budgétaires.

"La perspective est pire que la situation qui a conduit à un conflit social à l'été 2012"


souligne l'intersyndicale dans son courrier du 24 février, adressé au ministre.
Outre la réduction de la flotte opérationnelle, les personnels de la Sécurité civile de Marignane ont également des inquiétudes concernant les modalités de remplacement de plusieurs types d'appareil qui arrivent en fin de carrière.
"Les Beech 200, qui sont des avions utilisés pour la coordination des moyens, seront amenés à disparaître et seraient remplacés par des avions moins performants, incapables d'assurer ces missions et qui de surcroît ne seraient plus la propriété du ministère", a expliqué M. Le Bars. Selon le pilote, aucune information ne leur a été donnée après "la coûteuse évaluation", effectuée durant l'été 2013, du remplaçant potentiel des Tracker qui doivent être renouvelés à partir de 2020.
Enfin, les personnels de la Sécurité civile de Marignane notent que leur déménagement, annoncé pour 2016 dans l'ancienne base aéronautique navale de la Marine de Nîmes-Garons, "pourrait être décalé d'un an et ne concernerait plus que les pilotes et les appareils".
"Si on n'est pas entendus, après avoir contacté le directeur général de la Sécurité civile (fin janvier) et le ministre de l'Intérieur, nous prévoyons un nouveau mouvement de grève", a affirmé le représentant de l'intersyndicale.

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