Lyon: manifestation de soutien aux deux pilotes détenus en République Dominicaine

© JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
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Quelque 150 personnes se sont rassemblées samedi à Lyon en soutien aux deux pilotes français incarcérés depuis plus d'un an en République Dominicaine sous l'accusation de trafic de drogue. Leur avion avait été intercepté avec 700 kg de cocaïne avant de décoller pour Saint-Tropez (Var).

Par AFP

Premier rassemblement


Il s'agissait du premier rassemblement public organisé par le comité de soutien aux deux pilotes, depuis leur arrestation le 20 mars 2013 à Punta Cana.
La manifestation a rassemblé les familles, des amis, des collègues des deux hommes venus de toute la France, ainsi que des élus et parlementaires, dont beaucoup avaient revêtu des T-shirts avec la photo de Pascal et Bruno, surmontée de l'inscription: "ne les oublions pas".

Elle était organisée alors que doit avoir lieu le 25 avril à Saint-Domingue une nouvelle audience qui pourrait déboucher sur la mise en liberté conditionnelle des deux pilotes, le délai maximum d'un an de détention provisoire en vigueur en République Dominicaine, auquel ils ont été condamnés, étant dépassé.

Audience vendredi

Estimant que son mari Pascal et son collègue Bruno sont "victimes d'un déni de justice" depuis 13 mois, Sabine Fauret s'est dite "touchée par la solidarité" exprimée par les participants qui montre "qu'on ne les oublie pas".

Elle a dit son "espoir que l'audience du 25 avril puisse se tenir", alors que la justice dominicaine a déjà repoussé à six reprises une audience préliminaire sous des motifs divers, et "que Pascal et Bruno pourront enfin se défendre". "Il faut que ça s'arrête", a dit pour sa part Nathalie Odos, l'épouse de Bruno, venue avec une délégation du village d'Autrans (Isère) où elle réside.

"Si la République Dominicaine applique ses propres lois, il n'y a pas de raison qu'ils soient maintenus en détention", a-t-elle ajouté.

De son côté, le président du comité de soutien Philippe Heneman a affirmé que "l'urgence c'est l'impératif humain, c'est la liberté conditionnelle".
Selon lui, "les conditions semblent réunies pour que cette nouvelle audience, la première à Saint-Domingue, aboutisse à cette décision. L'inconnue, c'est le montant de la caution" qui sera fixée, a-t-il déclaré.

"Dynamique positive"

Soulignant que depuis les faits "tous les responsables de la procédure ont été soit démis de leurs fonctions, soit même mis en prison", il a évoqué une "dynamique positive" qui pourrait déboucher sur l'invalidation de la procédure.

Le 20 mars 2013, les deux pilotes étaient aux commandes d'un avion privé devant décoller de Punta Cana à bord duquel 700 kilos de cocaïne ont été saisis par l'agence antidrogue dominicaine. Ce Falcon privé, appartenant au lunettier français Alain Afflelou avait été affrété par une société de location SN-THS, basée à Bron (Rhône). 47 personnes avaient été arrêtées, dont 12 sont toujours emprisonnées, parmi lesquelles 8 Dominicains et 4 Français.

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