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Réactions politiques dans les Alpes-Maritimes après l'annonce d'une réforme territoriale

Mardi dernier, le Président de la République a annoncé une réforme territoriale destinée notamment à supprimer les conseils généraux et à diminuer le nombre de régions. Il entend reporter les élections de 2015 à 1016 pour permettre à ces changements de se mettre en place. 
© France3 Côte d'Azur
François Hollande et son gouvernement envisagent de faire la réforme territoriale -suppression des départements et réduction drastique du nombre des régions- avant les nouvelles élections régionales et cantonales, ce qui implique de reporter ces scrutins de 2015 à 2016.
Ce changement de calendrier a été salué par les présidents de région, mais fustigé par le président de l'UMP Jean-François Copé, qui a parlé de "tripatouillage".
Sur RMC et BFMTV, le président François Hollande a déclaré pour la première fois qu'il avait "demandé au Premier ministre d'accélérer" le rythme de la réforme.
Il "serait intelligent" que les élections locales aient lieu après", a-t-il ajouté.
Selon une source gouvernementale, ce report pourrait figurer dans le projet de loi réorganisant les compétences respectives des régions et des départements, moyennant une reprogrammation d'une semaine (du 14 au 21 mai) du passage de ce texte devant le Conseil des ministres.

Le calendrier tel qu'exposé par Manuel Valls dans sa déclaration de politique générale le 8 avril prévoit de "diviser par deux" le nombre des régions au plus tard au 1er janvier 2017, de supprimer les départements "à l'horizon 2021" et de refondre la carte des intercommunalités d'ici à 2018.

Mais, après avoir approuvé les grandes lignes de cette réforme, les présidents de région ont commencé à renâcler, d'autant que, le 29 avril, Manuel Valls a dit vouloir aller "plus vite encore" que le calendrier initial.

Président de l'Association des régions de France (ARF), Alain Rousset (Aquitaine) a jugé le calendrier "intenable" et son collègue de Lorraine Jean-Pierre Masseret - les deux sont socialistes - a parlé d'un projet "inacceptable" et même "infaisable".

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