Fréjus : “Les antifascistes“ tirent un 1er bilan des ”100 jours” des maires FN

© France3 Côte d'Azur
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Ils étaient 150 à assister à cette Journée de coordination nationale des comités de vigilance contre le Front national à l'initiative du Forum républicain, du Comité d'action de Fréjus contre la municipalité Front national, de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) et de SOS Racisme.

Par Yves Lebaratoux avec AFP

Le but de cette journée était notamment de permettre aux participants de faire le point après les différentes décisions prises par les municipalités FN, dans les 11 villes conquises au printemps dernier ((Fréjus, Mantes-la-Ville, Beaucaire, Le Pontet, Hayange, Cogolin,
Hénin-Beaumont, Villers-Cotterets, Le Luc, 7e secteur de Marseille, Béziers).


"Notre objectif est de rappeler que ces villes ne sont pas dirigées par un parti comme les autres", a indiqué Elsa Di Meo, du Forum républicain.


Cette militante a énuméré les dérapages des municipalités frontistes, évoquant la police municipale envoyée à Beaucaire "pour expliquer qu'il ne faut pas mettre de musique orientale dans les mariages", les acteurs sociaux privés de subventions à Fréjus, ou "Stéphane Ravier (maire de secteur à Marseille, Ndlr) qui demande aux employés municipaux de s'exprimer en français".
Selon elle, ces mesures visent à "stigmatiser" une partie de la population.
"Le FN capitalise sur une stratégie de normalisation de son discours, qui fait que de plus en plus de gens votent pour lui", a affirmé de son côté Sacha Reingewirtz, président de l'UEJF, ajoutant que ce mouvement s'accompagne également d'une "libération de la parole raciste, homophobe ou antisémite".
"Cette journée marque une nouvelle manière de préparer la reconquête républicaine", a ajouté M.Reingewirtz.
Pour le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, ce premier état des lieux a permis de faire remonter des témoignages qui prouvent que "dans son ADN", "le FN n'a pas changé depuis les municipales de 1995, il reste une matrice de haine".
Selon M. Soto, dans ces villes FN, "le climat se dégrade" et "la parole raciste (s'y) libère".
Pour Elsa Di Meo, ce que font le FN dans les villes qu'il administre fait partie d'une stratégie à 2 étages qui n'a d'autre objectif que "de préparer une machine de guerre pour Marine Le Pen en 2017".
Mme Di Meo, une socialiste fréjusienne qui avait retiré sa liste après être arrivée au 1er tour derrière l'extrême droite, a indiqué qu'une nouvelle journée de coordination sera organisée courant septembre pour faire "un bilan à six mois des élections".

Fréjus : Bilan "antifascistes"

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