François Hollande rend hommage aux forces du débarquement au Mont Faron

Dans la matinée le Président de la République s'est rendu au mémorial du Mont Faron sur les hauteurs de Toulon, un mémorial inauguré en 1964 par le Général De Gaulle . Le Président a rendu hommage aux forces françaises libres, aux forces alliés et aux résistants .

Cérémonie Commémorative
Cérémonie Commémorative

Une commémoration qui se déroule sur deux jours

Entamées dès jeudi par des commémorations présidées par le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants Kader Arif, les célébrations culmineront en fin de journée vendredi avec une spectaculaire revue navale d'une vingtaine de navires, dont plusieurs bâtiments étrangers, et un défilé aérien, avant un dîner d'Etat à bord du Charles-de-Gaulle.

Dans la matinée, une première cérémonie au mémorial du Mont Faron, inauguré en 1964 par le général de Gaulle sur les hauteurs de Toulon, a permis  au président français de rendre hommage aux soldats alliés, aux Forces françaises libres, aux résistants et aux civils: François Hollande a notamment déclaré :

Aux côtés de tant de pays amis, ce sont aussi les Français eux-mêmes, et en particulier les résistants, qui ont contribué à la victoire par la libération de leur sol

Reportage Joël Barcy et Nicolas Harlé




 

durée de la vidéo: 01 min 50
François Hollande au Mont Faron dans le cadre du 70 eme anniverssaire du débarquement de Provence

 

durée de la vidéo: 00 min 59
Extrait du discours de François Hollande au Mont Faron



Le 15 août 1944 , 450 000 hommes débarquent en Provence

En 1944, 10 semaines après "Overlord" en Normandie, quelque 850 embarcations au total ont débarqué dès le 15 août sur les plages du Var : 450.000 hommes, parmi lesquels 250.000 Français de l'"Armée B", placée sous les ordres du général de Lattre de Tassigny - pour moitié des tirailleurs sénégalais et algériens, des goumiers et tabors marocains, des pieds-noirs, des marsouins du Pacifique et des Antilles.
Au soir du 15 août, sur 100.000 hommes débarqués, un millier avaient péri, des pertes sans commune mesure avec le bilan effroyable enregistré sur les plages normandes. De manière générale, du reste, l'opération "Dragoon" dans son ensemble connaît "une réussite beaucoup plus rapide que prévu", rappelle l'historien Jean-Marie Guillon. Elle permet la libération de Toulon dès le 27 août, et de Marseille le lendemain.
En outre, elle implique une participation importante aux combats de troupes françaises, alors qu'elle n'était que symbolique le 6 juin. Primordiale sur le plan politique, elle permettra à la France de s'asseoir à la table des vainqueurs.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
seconde guerre mondiale