Des aides pour les entreprises corses touchées par la grève de la SNCM

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Écrit par Olivia Malongo avec AFP

Elles ont subi 18 jours de grève de la SNCM cet été. Ces entreprises corses devraient être exonérées de cotisations sociales au troisième trimestre 2014. Les députés ont voté ce jeudi cette mesure dans le cadre du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2015.

Les députés ont approuvé jeudi l'exonération de cotisations sociales au troisième trimestre 2014 pour les entreprises corses lésées en juin et juillet par la grève de la compagnie maritime SNCM. Le gouvernement a présenté un amendement en ce sens qui a été adopté dans le cadre de l'examen du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2015.

Les entreprises dépendantes de la desserte maritime

Il s'agit de traiter un problème ponctuel et grave"


et le gouvernement s'est "engagé" à de telles exemptions pour les entreprises dont les activités, en particulier touristiques, sont fortement dépendantes du bon fonctionnement des dessertes maritimes, a justifié le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert. Il a précisé qu'il faudrait que les entreprises concernées justifient par exemple d'une baisse de leur chiffre d'affaires. Cette mesure fait partie du "dispositif exceptionnel" d'aide aux entreprises corses affectées par la grève de 18 jours à la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM), qui avait été présenté mi-août à Ajaccio par la préfecture de région et la Collectivité territoriale (CTC).

"Un blanc-seing à tous les mouvements sociaux"

Le rapporteur du budget de la Sécu, Gérard Bapt (PS), s'est interrogé sur le coût de la mesure d'exonération, sans obtenir de réponse du gouvernement. L'UMP s'est étonnée de ce "blanc-seing à tous les mouvements sociaux", tandis que pour l'UDI, "ne pas généraliser" une telle mesure paraît "inconstitutionnelle". Les députés ont aussi approuvé un amendement du gouvernement visant à résorber la dette sociale de l'agriculture corse. "La situation de la MSA (mutualité sociale agricole) en Corse est difficile" et "le gouvernement souhaite un peu remettre les choses à plat", a justifié M. Eckert.