La Méridionale pourrait déposer une offre

Le groupe Stef, maison-mère de La Méridionale, a demandé au tribunal de commerce de Marseille de repousser sa décision sur la reprise de la SNCM, et pourrait formuler une offre de rachat.

Les navires de la SNCM à quai dans le port de Marseille
Les navires de la SNCM à quai dans le port de Marseille

Le groupe Stef demande au tribunal de reporter sa décision​

Le groupe Stef, maison-mère de La Méridionale, a demandé au tribunal de commerce de Marseille de repousser sa décision sur la reprise de la SNCM, et pourrait formuler une offre de rachat.

Dans un courrier transmis lundi au président du tribunal de commerce de Marseille, le groupe de logistique plaide "pour un renvoi à fin septembre en estimant qu'aucun des projets proposés ne permet d'envisager l'avenir de manière pérenne".

Feuilleton à rebondissement

Le tribunal doit choisir, le 10 juin, le repreneur de la SNCM, mise en redressement judiciaire à la fin 2014. Trois offres ont été déposées.
La Méridionale partage avec la SNCM le contrat de délégation de service public (DSP) entre la Corse et le continent.
La Commission européenne avait prévenu, début mai, que cette DSP ne pouvait être transmise à un quelconque repreneur. Ainsi, après la "disparition" de la SNCM, La Méridionale serait tenue de reprendre sa partie, qu'elle "sous-déléguerait" au repreneur.

Dans ce document, Stef estime que sa compagnie maritime, "se retrouve placée au centre de la problématique et devient un élément incontournable, et potentiellement le bouc émissaire désigné à l'avance d'une éventuelle liquidation annoncée de son partenaire si aucun projet ne devait aboutir".

Offre de reprise

Le groupe de logistique a donc "décidé d'intervenir pour jouer le rôle de facilitateur".
Il envisage de déposer une offre, qui concernerait "les secteurs Corse et Maghreb", et "se propose de reprendre 600 navigants en CDI et 200 sédentaires. Le prix proposé sera entre 15 et 20 millions d'euros".

Condition requise : que le tribunal de commerce accepte de considérer les offres actuelles comme infructueuses, et de renvoyer à la deuxième quinzaine de septembre (c'est-à-dire après la saison d'été) sa décision...



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