À Forcalquier, la tradition de la récolte du thym

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Écrit par Loïc Perrier

C'est l'heure de la cueillette du thym ! Les salariés des distilleries de Provence récoltent chaque année cette plante à l'état sauvage dans les collines autour de Forcalquier. Elle entre dans la composition d’alcools locaux. Malgré la sécheresse, la récolte est bonne.

Les gestes sont sûrs. Sécateurs à la main, les cueilleurs cherchent les plus beaux brins… De thym.  

"Il est bien en fleur, il est bien frais, il est magnifique !" S'exclame l'un d'entre eux.

L’opération se renouvelle chaque année pour ces salariés des distilleries de Provence. Tous participent dans la bonne humeur et sont conscients de préserver la tradition, en privilégiant des plantes locales.

Parmi eux, se trouve Yves Raffatelli, distillateur depuis 42 ans. "La priorité, c'est de ramasser un thym qui est fleuri comme celui-ci, parce qu’il a plus de vertus, c’est plus fleuri, c’est plus odorant, c’est plus agréable et ça nous donne une qualité de produit assez exceptionnel."

Objectif de la journée : ramasser 80 kg. Plus facile à dire qu'à faire pour Yves. "C’est quand même assez long parce qu’il y a à peine 5 kg dans un sac bien plein, donc ça met un peu de temps quand même."

Chaque sac est donc une fois rempli, emmené à la pesée. Une balance a été  installée directement dans le champ. 

Une fois à la distillerie, le thym est étalé car il doit rapidement sécher. Sébastien Stoppa qui veille à ce que "l’air puisse circuler entre chaque brin".

Pour ce liquoriste, l'étape est cruciale. "On l’étale exprès pour qu’il puisse bien s’aérer parce que s’il est trop tassé, il va se mettre à fermenter et il va se distiller tout seul. Et toutes les huiles essentielles, elles vont couler par terre."

Le thym sera ensuite mis à macérer dans des cuves. Il servira à produire la Farigoule, un digestif. Et une invitation à voyager au cœur de la Provence.