Sauvons la Méditerranée : un prototype qui transforme le plastique en carburant présenté à Antibes par Samuel Le Bihan

Chrysalis, un prototype présenté sur le port d'Antibes, face à la Méditerranée polluée par des plastiques. / © J.C. ROUTHIER
Chrysalis, un prototype présenté sur le port d'Antibes, face à la Méditerranée polluée par des plastiques. / © J.C. ROUTHIER

Samuel Le Bihan est connu comme comédien, mais il est aussi engagé pour la protection des océans. Fondateur de l'association Earthwake, il a présenté une machine pour revaloriser les déchets plastiques. Explications. 

Par Catherine Lioult

Les plastiques asphyxient la mer Méditerranée. Ils représentent  95 % des déchets sur les plages et en surface de la Méditerranée.
 
Le plastique se délite et se retrouve dans la chaîne alimentaire. / © France 3 Côte d'Azur
Le plastique se délite et se retrouve dans la chaîne alimentaire. / © France 3 Côte d'Azur

Et si ces déchets se transformaient en carburant ? Pour Samuel Le Bihan, comédien et fondateur de l'association Earthwake, c'est chose possible. Depuis trois ans, une machine est à l'étude. Le prototype a été présenté ce lundi à Antibes. La machine s'appelle Chrysalis et le principe est simple :  inventée et développée par un technicien
salarié de l'association, elle est déjà capable de traiter un kilo de plastique par heure et de fournir ainsi de 500 à 600 grammes de gazole.
    
Samuel Le Bihan, en direct dans le Midi Pile de ce lundi 10 septembre :
 
Samuel Le Bihan présente un prototype censé transformer le plastique en diesel à Antibes
Le comédien était en direct dans le Midi Pile de France 3 Côte d'Azur pour expliquer son engagement. - France 3 Côte d

Le principe est simplissime : une fois broyé, le plastique est chauffé à haute température puis distillé. De l'eau pour le refroidissement et une petite alimentation électrique sont également nécessaires au processus. Le diesel est quant à lui récupéré comme carburant pour un moteur de bateau, de voiture ou pour un générateur.
 

Une machine plus grande pour traiter les plastiques sur place


L'étape suivante consiste à fabriquer une machine plus grande, de la taille d'un demi-container, qui serait transportable sur une zone polluée. Elle pourrait traiter 70 kg de déchets par heure, explique Samuel Le Bihan, qui estime à 50.000 euros le coût de fabrication d'une telle installation et son amortissement à moins d'un an.
 

 

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