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Auron : “ Ma maison est devenue un rond-point pour hélicoptères ”

En période de forte fréquentation de la station, les riverains entendent décoller jusqu’à cinq hélicoptères par jour. / © GUILLAUME SOUVANT / AFP
En période de forte fréquentation de la station, les riverains entendent décoller jusqu’à cinq hélicoptères par jour. / © GUILLAUME SOUVANT / AFP

Construite en urgence et sans permis, la nouvelle zone d'atterrissage des hélicoptères d'Auron se trouve juste à côté des habitations. Les riverains sont excédés par le bruit et la poussière, ils lancent une pétition et assignent la mairie en justice.

Par June Raclet

Les hélicoptères sont devenus le cauchemar quotidien de certains Auronais. " Ce matin-même, j'ai été réveillée à 7h par le bruit et les vibrations ", témoigne Virginie Emeric, riveraine de l'hélisurface. " Ma maison est devenue un rond-point pour hélicoptères ".

A la fin du mois de décembre, la zone d'atterrissage et de décollage des hélicoptères d'Auron est déplacée. Elle se trouvait au pied des pistes, sur un terrain privé que le propriétaire a souhaité récupérer. La nouvelle hélisurface a pris place à côté du pont Fossati, tout proche des habitations
 
La nouvelle "drop zone", en bas à gauche de l'image. / © Virginie Emeric
La nouvelle "drop zone", en bas à gauche de l'image. / © Virginie Emeric

Depuis, Virginie Emeric, qui habite juste à côté, a dû changer ses habitudes. 

Dès que les hélicoptères décollent où atterrissent, la route devant chez moi est fermée pour des raisons de sécurité. Je ne peux plus sortir ou entrer dans ma maison. Et avec le bruit et la poussière, plus question non plus de boire mon café en terrasse.

Elle a filmé un décollage d'hélicoptère depuis chez elle : 

Excédée, Virginie Emeric a écrit une lettre au Préfet à la fin du mois de décembre pour demander le déménagement de cette "drop zone". Sans réponse, elle a lancé une pétition papier qui a pour le moment récolté une trentaine de signatures dans la commune.
 

La mairie d'Auron assignée en justice 

Egalement riverain de l'hélisurface, Christian Bueno interpelle sur les dangers de ces vols :

Les normes de sécurité interdisent le vol des hélicoptères à moins de 600 mètres des habitations. Là, ils volent à 30 mètres de nos maisons. C'est dangereux, ça fait envoler les tuiles de bois et le jour où le pilote se rate, il atterrit chez nous !

© Virginie Emeric
© Virginie Emeric


Pour aller plus loin, l'homme a décidé d'assigner la mairie en justice pour construction illégale.

J'ai fait constater par huissier qu'il n'y avait pas de permis ni d'accord des services de sécurité pour cette drop zone. Je demande donc qu'elle soit déplacée.

Un emplacement provisoire

Bertrand Fouques, directeur des services de la commune, reconnaît et justifie l'absence de permis de construction : 

Cette hélisurface a été réalisée pour répondre aux besoins d'évacuation d'urgence, mais son emplacement n'est que provisoire.

Il assure que la mairie aura trouvé une autre solution d'ici un mois ou deux. D'après lui, le parking supérieur de Chastellares pourrait être utilisé dès le mois d'avril.
 
© Virginie Emeric
© Virginie Emeric

La mairie précise que la "drop zone" sert essentiellement aux hélicoptères de secours, les hélicoptères privés représenteraient seulement une dizaine de vols par hiver. La commune ne souhaite pas proposer de baptêmes d'hélicoptères pour minimiser les nuisances. 
 

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