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Un naturaliste de Cagnes-sur-Mer à l'origine de la découverte des “vers géants”

Un des vers géants découvert par Pierre Gros à Cagnes-sur-Mer / © Pierre Gros
Un des vers géants découvert par Pierre Gros à Cagnes-sur-Mer / © Pierre Gros

Des vers géants venus d'Asie envahissent les jardins des Français. C'est suite à l'alerte de Pierre Gros, naturaliste habitant à Cagnes-sur-Mer, que Jean-Lou Justine, professeur de parasitologie au Muséum national d'histoire naturelle à Paris s'est penché sur le sujet. 

Par Camille Nowak

C'est sous une pierre au fond de son jardin que Pierre Gros a fait une découverte étonnante en 2013. Un ver au corps plat avec une tête en forme de pelle, une espèce jusqu'alors rarement observée en France. Pour cet amateur éclairé de sciences naturelles, pas question de laisser de côté cette "trouvaille", il s'empresse alors d'alerter Jean-Lou Justine, professeur de parasitologie au Muséum national d'histoire naturelle à Paris.

Les semaines suivent, Pierre Gros fait d'autres découvertes, il échange des clichés avec le scientifique qui reste stupéfait. Un appel à témoins est alors lancé, les constatations s'enchainent. Jean-Lou Justine décide de se pencher sur le sujet, et après 5 années d'études, il cosigne une publication dans PeerJ, et dresse le "profil" de ces espèces : 
 
Ces vers plats, également appelés Bipallium Kewense, sont originaires d'Asie, ils peuvent atteindre jusqu'à 40 centimètres. Une dizaine d'espèces de ces vers a été recensée jusqu'à présent et 700 cas ont été documentés en France. Ces vers sont de grands prédateurs et sont ainsi une menace pour les espèces vivant dans les sols. 

Pour Pierre Gros, amateur d'insectes, être à l'origine de cette découverte représente une importante satisfaction. Lui qui observe quotidiennement chaque espèce présente dans son jardin, voit désormais son nom apparaître dans toute la presse internationale. 



Ces vers plats continuent d'envahir les jardins français : un seul petit bout de leur corps leur permet de se reproduire. A ce jour, il est encore impossible de mesurer le réel impact de ces espèces sur la biodiversité. Jean-Lou Justine demande aux français de continuer à signaler de nouvelles découvertes, une contribution indispensable pour cartographier l'invasion de ces vers géants. 

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