Eric Ciotti dénonce "une forme d'acharnement" contre Nicolas Sarkozy

Eric Ciotti, député (Les Républicains) des Alpes-Maritimes, a dénoncé ce mercredi "une forme d'acharnement" contre Nicolas Sarkozy après sa mise en examen pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012.

Eric Ciotti sur France Info.
Eric Ciotti sur France Info. © Capture France Info.
"Je note une forme, un peu, d'acharnement". "Rien n'aura été épargné à Nicolas Sarkozy. Jusqu'à maintenant, chaque fois qu'il y a eu des accusations - Bettencourt, amendes de l'UMP - ça a débouché sur un non lieu. Je fais confiance à la justice pour arriver à la même issue", a réagi M. Ciotti sur France Info.

L'ancien président a été mis en examen mardi par un juge d'instruction pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012, dans l'enquête sur les fausses factures de Bygmalion et les comptes de sa campagne.


Eric Ciotti dénonce "une forme d'acharnement... par FranceInfo
"Il est mis en examen sur le dossier des comptes de campagne qui avait déjà été jugé par le Conseil constitutionnel. C'est un point de droit qui sera soulevé d'ailleurs: comment, après que le Conseil constitutionnel se soit déjà prononcé, il y ait une poursuite pénale? Ca n'a jamais été fait". "Je pense aux déclarations de Roland Dumas quand il présidait le Conseil constitutionnel sur des candidats à la présidentielle importants", a développé M. Ciotti.

18,5 millions d'euros de dépenses

Roland Dumas, ancien président du Conseil constitutionnel, avait déclaré au Figaro en janvier 2015 sa conviction d'avoir "sauvé la République" en ayant validé en 1995 les comptes de campagne "manifestement irréguliers" de Jacques Chirac, mais aussi d'Edouard Balladur.
En 2011, Jacques Robert, ancien membre du Conseil, avait déclaré au Parisien que les comptes de M. Balladur "accusaient 10 millions de francs de recettes d'origine inconnue". Ceux de Jacques Chirac étaient également irréguliers mais les sommes "n'avaient pas une telle ampleur".



Dans l'instruction en cours, les juges enquêtent sur un système de fausses factures qui auraient eu pour objet d'imputer à l'UMP, devenue Les Républicains, quelque 18,5 millions d'euros de dépenses qui auraient dû rentrer dans le compte de campagne de 2012.
Par ailleurs, M. Ciotti a jugé "un peu étonnant" le "hasard de calendrier" entre la déclaration de candidature à la primaire de Jean-François Copé et la mise en examen de Nicolas Sarkozy. M. Copé a déclaré qu'il n'aurait "jamais" concouru s'il avait été mis en examen, ce à quoi il a échappé, moins d'une semaine avant son annonce de candidature. 

"Aurait-il eu une information avant? Je ne saurais le croire". "En tout cas cette motivation pour être candidat à la présidentielle me paraît à tout le moins superficielle", a dit M. Ciotti. 

- avec AFP -
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