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Installé à Grasse, ce passionné a vécu au plus près le lancement d'Apollo 11 vers la lune

Philippe Jung, dans sa villa de Grasse, dans les Alpes-Maritimes. / © Éric Jacquet / France Télévisions
Philippe Jung, dans sa villa de Grasse, dans les Alpes-Maritimes. / © Éric Jacquet / France Télévisions

C'était il y a 50 ans, le 16 juillet 1969. Philippe Jung s'en souvient comme si c'était hier. Installé à Grasse, dans les Alpes-Maritimes, cet ancien ingénieur avait pu assister au plus près au lancement de la fusée d'Apollo 11 vers la lune, il en a même gardé un enregistrement.

Par Laurent Verdi

Philippe Jung est jeune étudiant à Metz en 1969. Déjà amoureux de l'espace, il décide de partir aux États-Unis par ses propres moyens pour assister au lancement d'Apollo 11

Entre auto-stop et vols charters il arrive en Caroline du Nord et là, le hasard va l'amener au plus près de son rêve. Il croise un étudiant dans un bar dont l'oncle travaille à la NASA. 

Ce dernier a remis au jeune homme un badge VIP pour assister au plus près au décollage de la fusée qui va projeter la mission dans l'espace. Il se dit peu intéressé et touché par son histoire, il cède le badge au jeune français. 
 

Au plus près de la fusée


Grâce à ce badge d'accès VIP Philippe Jung va pouvoir se rendre au plus près pour assister au lancement de la mission Apollo 11 vers l'espace et la lune sur la base qui s'appelait à l'époque Centre Spatial Kennedy, aujourd'hui Cap Canaveral. 
 

Au plus près, cela veut dire à 5 kilomètres de la zone de lancement. Avec lui, Philippe Jung a un enregistreur. Il a réalisé récemment ce montage de son enregistrement avec des images d'un vidéaste américain :
 


Un rêve


Nous avons pu rencontrer Philippe Jung. A 72 ans, il vit aujourd'hui à Grasse, dans les Alpes-Maritimes. Ancien ingénieur de l'entreprise d'aéronautique Thalès il n'a rien oublié de ce moment. 

Il est même resté aux États-Unis pour assister à l'alunissage du module qu'il a suivi en direct à la radio comme il nous le raconte :

"C’est le rêve de l'humanité : se poser sur un autre corps céleste même si je considère qu’Apollo 8 ce sont les premiers vrais astronautes. Ceux qui ont quitté la Terre pour aller autour de la Lune en décembre 1968.

Mais là c’est autre chose il s’agit maintenant de se poser sur un corps sur lequel on a jamais posé que des petites sondes légères. Et donc j’ai vécu ça en direct sur NBC au Florida Institute of Technology et là ça a été évidemment une période de stress très intense parce que d’abord on n’avait pas l’image, on avait que le son.

 

Et on entendait Amstrong qui est annonçait les derniers mètres en altitude et en distance et à un moment, il y a cette fameuse alarme qui retentit.

Donc on se dit oulala ! Qu’est-ce qu’il se passe ? Est-ce qu’ils vont pouvoir aller jusqu’au bout ? Finalement c’est le Capcom qui dit pas de problème avec cette alarme vous pouvez continuer.

Maintenant on sait ce qui s’est passé. Ce sont les astronautes qui par mégarde avaient mis en route le radar de rendez-vous en orbite lunaire qui ne servait évidemment à rien puisque ce qui était important c’était le radar d’altitude pour l’alunissage et donc ça a engorgé l’ordinateur donc ils ont coupé.

Amstrong est passé en mode semi manuel et là il arrive sur un cratère, on entend le bruit, il prolonge et on entend contact Light contact light et là on a tous pleuré y compris d’ailleurs l’astronaute qui était avec le reporter américain qui lui aussi a écrasé une larme.

Donc même les astronautes peuvent pleurer. Il y avait vraiment un stress complètement incroyable d’autant plus qu’on n’avait pas l’image.

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