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Pour Lionnel Luca, maire de Villeneuve-Loubet, le ralliement de Mariani sur la liste RN n'engage pas son courant

Lionel Luca lors d'une interview devant la mairie de Villeneuve-Loubet en mars 2018. / © France 3 Côte d'Azur
Lionel Luca lors d'une interview devant la mairie de Villeneuve-Loubet en mars 2018. / © France 3 Côte d'Azur

Le ralliement de l'ancien ministre LR Thierry Mariani à la liste du Rassemblement national aux européennes n'engage "que lui-même", a déclaré à l'AFP jeudi le maire de Villeneuve-Loubet Lionnel Luca, au nom du courant Droite populaire, fondé entre autres avec M. Mariani.

Par AFP

"Il y a une itinérance personnelle mais en aucun cas le départ d'un courant", a ajouté M. Luca, lui-même pressé par des élus RN des Alpes-Maritimes de les rejoindre, dans un communiqué publié mercredi. 
    
"Même si nous lui conservons toute notre sympathie amicale, cela ne saurait en rien engager la Droite populaire comme l'affirmait hier Mme Marine Le Pen", a-t-il dit, assurant avoir parlé mercredi avec d'autres membres du noyau dur de ce courant "gaulliste tendance Pasqua".
    
M. Luca s'est refusé à condamner la démarche de M. Mariani, jugeant qu'il n'avait "pas tort quand il dit que la plupart des idées RN sont assez proches du RPR des années 80 et 90". "Ce n'est pas faux mais il y a un problème d'incarnation et dans la façon de le dire", a-t-il ajouté. 
    

"Le FN, même rebadigeonné RN, reste quand même imprimé avec une marque d'origine qui ne nous est pas compatible, avec une façon brutale et caricaturale de dire les choses qui n'est pas la nôtre, même si on peut avoir les mêmes constats d'analyse ou des positions ou des propositions communes", a poursuivi l'ancien député et professeur d'histoire.

    
"Il y a un logiciel d'extrême droite qui caractérise toujours une façon de dire qu'on est français qui n'est pas la nôtre. Nous, c'est la devise républicaine, peu importe les origines, la religion, même si on a voulu nous faire passer pour autre chose", a-t-il explicité.
    
Selon lui, M. Mariani a fait "un choix politique, et non personnel: il pense qu'il y a une opportunité pour les idées qu'on a toujours défendues au niveau européen d'être entendu.

Comme beaucoup de choses se font au niveau de l'Europe et que la France subit au niveau économique et social les orientations de l'Europe, il pense que c'est le moment où il faut franchir le cap. Je ne condamnerai pas cette analyse qu'il fait
".

En 2002, Thierry Mariani avait refusé, en direct, de rallier le Front National. "Ecoutez monsieur Mariani, moi la question que je me pose c'est : 'Qu'est-ce que vous faites à l'UMP' ?" avait lancé Marine le Pen et la réponse de l'ancien ministre était à l'époque très claire comme le montre cette vidéo de Franceinfo : 
 

 

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