Des marcheurs iront de Vintimille à Calais en solidarité avec les migrants du 30 avril au 7 juillet

Vintimille, où un camp de migrants a été récemment démantelé. / © Jean-François OTTONELLO MAXPP
Vintimille, où un camp de migrants a été récemment démantelé. / © Jean-François OTTONELLO MAXPP

Cette marche se veut solidaire et citoyenne. Les participants entendent ainsi protester contre le blocage des frontières pour les migrants. Ils demandent un véritable accueil et protestent contre le délit de solidarité.

Par C.L AVEC L'AFP

La marche durera deux mois. 1.400 kilomètres de la frontière franco-italienne, à Vintimille, jusqu'à la frontière franco-anglaise, à Douvres. Elle se veut citoyenne et solidaire  afin de plaider "pour un véritable accueil, contre
le blocage des frontières et contre le délit de solidarité
",  explique  François Guennoc, président de l'Auberge des migrants.


Départ le 30 avril à Vintimille


Le rendez-vous, organisé par L’Auberge des migrants, avec Roya Citoyenne, Défends ta Citoyenneté (D.T.C.), des citoyens, des associations, ONG ou encore collectifs,  est donné à 9 heures le 30 avril à Vintimille.


Des étapes et des animations


"Entre 30 et 100 personnes sont attendues sur chaque étape avec des moments forts à Marseille, Lyon ou Paris, et la participation de personnalités telles que l'eurodéputé José Bové et Mgr Jacques Gaillot au départ du cortège", a ajouté François Guennoc en espérant un "effet boule de neige". La marche, qui s'accompagnera de débats, projections, repas et concerts, sera aussi "l'occasion de recueillir les bonnes pratiques et de lancer une pétition",
a ajouté Yann Manzi, d'Utopia 56, une autre association d'aide aux migrants participant à la marche.


Des lieux chargés d'histoire


La marche passera par des lieux symboliques tels que le plateau des Glières, haut lieu de la Résistance pendant la Seconde guerre mondiale. "Le lien est évident", a assuré l'écrivain Yann Moix, en estimant qu' "il y a eu des phases où la France n'était plus incarnée par l'État" mais qu'"elle existe par ailleurs, sous la forme des Justes qui accueillent les migrants, des associations..."

Une lois asile-immigration  qui stigmatise selon les organisateurs de la marche


Avec le vote de la loi "asile-immigration" ou le rassemblement, ce samedi, d'une centaine de militants d'extrême droite qui ont bloqué un col des Hautes-Alpes emprunté par les migrants, "le contexte actuel n'est pas encourageant", a affirmé M. Guennoc.
Mais l'idée est de "montrer qu'en France il n'y a pas que des gens racistes, il y en a aussi qui aident au quotidien", a-t-il ajouté, promettant une manifestation "gaie" et festive.

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