Mort d'Yvan Colonna : le futur militant nationaliste corse avait vécu une partie de sa jeunesse à Nice

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Écrit par Coralie Becq

Yvan Colonna, 61 ans, est mort le lundi 21 mars. Il était dans le coma suite à l'agression qu'il a subie en prison début mars. Yvan Colonna avait vécu une partie de sa jeunesse à Nice, où son père a été élu député.

Il était dans le coma depuis le 2 mars. Hospitalisé à Marseille, Yvan Colonna est décédé ce lundi 21 mars. Condamné à la prison à perpétuité pour sa participation à l'assassinat du préfet Erignac en 1998 à Ajaccio, il avait été agressé par un codétenu, un Camerounais radicalisé de 36 ans Frank Elong Abe, alors qu'il purgeait sa peine de prison dans la prison d'Arles.

Tensions et réactions

En Corse la mort du détenu corse pourrait attiser les tensions déjà vives depuis son agression. Pour les manifestants, dans la rue les semaines suivant son agression, "l'Etat est "responsable" de cette agression car "un détenu dangereux n'aurait jamais dû se trouver sans surveillance avec Yvan Colonna".  

Sur la Côte d'Azur aussi certains dénoncent un "scandale d'Etat" comme Lionnel Luca, le maire de Villeneuve-Loubet, sur Twitter. 

Les Colonna à Nice

Yvan Colonna a vécu une partie sa jeunesse à Nice. Son père, Jean-Hugues Colonna, professeur de sport, est muté sur la Côte d'Azur en 1975. Il s'y engage en politique. En 1981, il est élu député PS des Alpes-Maritimes puis devient conseiller pour les affaires corses auprès de Gaston Defferre au ministère de l'Intérieur. C'est un certain Christian Estrosi (RPR) qui met fin à sa députation en le battant en 1988. 

Après avoir passé son baccalauréat et entamé des études pour devenir professeur d'éducation physique et sportive à Nice, Yvan Colonna retourne sur l'Ile de beauté rapidement pour y devenir éleveur et s'engager pour la cause nationaliste.