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Affaire Agnelet: l'Italie promet "une totale collaboration" à la France

L'Italie s'est dite prête jeudi à offrir à la France sa plus "totale collaboration" afin de résoudre l'"affaire Agnelet", le procès sur la disparition en 1977 d'une riche héritière, peut-être assassinée en Italie, et qui est l'une des grandes énigmes
judiciaires du siècle dernier en France.
"Nous offrons notre totale collaboration", a affirmé à le procureur de Cassino (centre), Mario Mercone, assurant qu'une enquête plus approfondie serait lancée si les autorités françaises en faisaient la requête.

Enquête préliminaire

Les carabiniers de Cassino, dont le chef, le capitaine Silvio De Luca, a annoncé mercredi avoir ouvert "une enquête préliminaire" sur cette affaire, travaillent actuellement sur leurs "archives afin de chercher tout lien possible avec cette affaire" datant d'il y a 36 ans, a précisé un officier de police.

Jugé pour la troisième fois devant la cour d'assises de Rennes (ouest), Maurice Agnelet, contre qui l'avocat général a requis jeudi vingt ans de réclusion criminelle, a toujours clamé son innocence dans la disparition à Nice (sud-est) le 30 octobre 1977 de sa maîtresse Agnès Le Roux.

Monte Cassino

Lundi, l'audience du procès s'était ouverte par un coup de théâtre avec les révélations de son fils Guillaume, accusant son père. Ce dernier lui aurait dit lorsqu'il avait 16 ans : "Tant que le corps n'est pas retrouvé, je ne risque rien. Moi, je sais où il est le corps".
Guillaume Agnelet a affirmé que son père et Agnès Le Roux étaient "allés faire du camping dans un coin tranquille près de Monte Cassino", en Italie. "Il aurait, pendant son sommeil, tiré sur Agnès", a-t-il ajouté, expliquant avoir gardé le
silence aussi longtemps "pour le bien de la famille".

Quatre mois avant sa disparition, Agnès Le Roux avait vendu ses parts dans le casino familial à un concurrent. La somme, d'abord versée sur un compte commun aux deux amants, à Genève, s'est retrouvée après la disparition d'Agnès sur un compte au seul nom d'Agnelet.

Bénéficiaire d'un non-lieu en 1985, puis acquitté en 2006, Maurice Agnelet a été condamné en appel à 20 ans de prison en 2007, avant que la Cour européenne des droits de l'Homme n'estime début 2013 que ce procès n'avait pas été équitable.

Le verdict devrait être rendu cet après-midi
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