Le casse-tête des places livraison à Nice, les amendes pleuvent

Des policiers municipaux en train de verbaliser un véhicule à Nice. / © Nathalie Morin / France 3 Côte d'Azur
Des policiers municipaux en train de verbaliser un véhicule à Nice. / © Nathalie Morin / France 3 Côte d'Azur

À Nice, les livreurs s'inquiètent depuis le réaménagement des voies de bus en trames vertes. Leur travail est très compliqué et les amendes se multiplient. 

Par Hélène France édité par Laurent Verdi

"Je suis en train de charger et je prends un pv, et sur une zone de livraison !" s'exclame ce livreur niçois. Comme lui, de nombreux livreurs ont vu leur quotidien changer récemment. 

La suppression de couloirs de bus remplacés par des "trames vertes", a causé des problèmes de circulation. Autre problème, l'occupation des places livraisons par les automobilistes.

Le centre-ville est touché mais pas seulement, des zones comme le boulevard de la Madeleine sont aussi concernées comme le montre ce reportage :
 


Un jeu de cache-cache


Stéphane Mathieu a une cinquantaine de livraisons par jour à effectuer. Ce chauffeur-livreur niçois estime qu'il n'y a pas suffisamment de places pour les parkings livraison : "avec la circulation et les travaux, c'est de moins en moins facile. On est toujours en train de guetter à droite, à gauche pour regarder s'il n'y a pas l'ASVP, les hommes en bleu, la police municipale..."
 
Stéphane Mathieu, chauffeur livreur niçois à bord de son véhicule. / © Nathalie Morin / France Télévisions
Stéphane Mathieu, chauffeur livreur niçois à bord de son véhicule. / © Nathalie Morin / France Télévisions
 

Plus de 7500 euros d'amendes


Michel Raccah a une petite pile de documents sur son bureau. Il s'agit des amendes reçues par les livreurs de sa société en l'espace de 10 mois. Plus de 7500 euros de contraventions à payer pour ce gérant de société. 

"Je veux bien me garer sur une place de livraison mais faudrait-il encore qu'elle soit libre et on a un autre problème, les places de livraison sont partagées (avec les automobilistes) à partir de midi sachant qu'on livre jusqu'à 17 heures " s'énerve Michel Raccah.
 
Un des procès-verbaux reçus par Michel Raccah, gérant de société de livraison. / © Nathalie Morin / France Télévisions
Un des procès-verbaux reçus par Michel Raccah, gérant de société de livraison. / © Nathalie Morin / France Télévisions

La mairie de Nice répond qu'il faut simplement respecter la loi. "Il n'y a pas d'interdiction de livrer l'après-midi mais il y a la nécessité de fonctionner comme n'importe quel usager, c'est à dire de chercher une place de stationnement" explique Gaël Nofri, conseiller municipal en charge du stationnement.

Avec la multiplication des achats en ligne et l'approche des fêtes de Noël, la galère des livreurs en centre-ville est loin d'être terminée. 

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