Christian Estrosi demande à ce que les maires connaissent la liste des fichés S dans leur commune

Christian Estrosi désire connaître les noms des fichés S de sa commune. / © Jean François Ottonello / MAXPPP
Christian Estrosi désire connaître les noms des fichés S de sa commune. / © Jean François Ottonello / MAXPPP

Christian Estrosi demande l'accès à la liste des fichés S pour tous les maires de France. Le maire de Nice souhaite qu'Emmanuel Macron tranche sur cette éventualité, déjà évoquée il y a quelques mois. 

Par AFP édité par L.B.

Le maire de Nice Christian Estrosi a interpellé Emmanuel Macron sur la question de l'accès à la liste des fichés S pour les maires de France. Ce mercredi sur LCI, il a demandé au président de la République de trancher sur cette éventualité. 

"Je réclame, au nom des maires de la France audacieuse, la liste des fichés S établis sur le sol de notre commune", a-t-il déclaré. 

 

Une réponse avant le 14 juillet


Plus encore que les fichés S, Christian Estrosi espère obtenir les noms des personnes radicalisées, ou ayant commis des crimes graves dans ce sens. 

Ce dernier a également rappelé qu'Emmanuel Macron était plutôt favorable à l'ouverture de cette liste aux maires, au lendemain des attentats de Trèbes. Le président de la République devait se décider avant le 14 juillet

"Il reste peu de temps à Emmanuel Macron d'ici samedi pour tenir ce qu'il avait annoncé", a fait remarquer l'élu niçois.

 

Un "auxiliaire" des services de renseignement ?


Christian Estrosi défend l'idée d'une coopération entre Etat et collectivités locales. Il a également souligné que le maire pouvait être un "auxiliaire" des services de renseignement.  

"Les services de l'état civil, de la voirie, de l'entretien des écoles, chacun relève un certain nombre d'indices qui nous inquiètent et qui sont portés à ma connaissance et qu'à mon tour je porte à la connaissance de la justice ou des services de l'Etat et du préfet", a-t-il expliqué.
 
Le fichier en question contient environ 20 000 noms et regroupe aussi bien des suspects judiciarisés ou incarcérés, que des personnes qui présentent des signes de radicalisation, sans avoir été mises en cause.  

Au total, 11 000 "profils actifs" y sont répertoriés et font l'objet d'une prise en compte des services.

 

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