Christian Estrosi se dit "plutôt conquis" par l’idée d’organiser seulement "une édition tous les deux ans" du Grand Prix de France au Castellet

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Alors que la Formule 1 est revenu sur le circuit Paul-Ricard en 2018, dans le Var, le président de la Métropole et maire de Nice, Christian Estrosi, plaide désormais pour un Grand Prix de France qui se ferait plus rare.

Quelques petits tours puis s’en vont. Les monoplaces de Formule 1 seront-elles visibles chaque année, au Castellet, lors du Grand Prix de France ? Christian Estrosi n’a plus l’air d’y être favorable.

C’est en marge du Grand Prix de Monaco, qui se court ce dernier week-end de mai, que le maire de Nice a rencontré le patron de la F1, Stefano Domenicali. 

Le premier édile niçois a remercié le patron italien - ancien responsable de la Scuderia Ferrari et natif d'Imola, ça ne s'invente pas - pour son écoute et leurs échanges.

Le but de leur rencontre ? Aborder notamment le sort de la manche française au sein du calendrier du championnat de Formule 1. 

Christian Estrosi a confirmé "qu'au terme de l'édition 2022 le 24 juillet, Monsieur Domenicali a dit un oui de principe à ce que nous ayons une prochaine édition".

Si l'avenir immédiat du Grand Prix qui se tient dans le Var ne semble pas en question, son devenir plus lointain semble incertain. Du moins, si l'on espère une présence annuelle et pérenne du circuit varois dans la compétition.

Le maire de Nice a expliqué à l'Agence France Presse que Stefano Domenicali "a dit que dans le calendrier de la F1, la France y figure sur un modèle qui doit évoluer puisque eux-mêmes discutent avec plusieurs autres rendez-vous dans le calendrier - sur le fait que tout le monde n'aurait pas forcément un Grand Prix tous les ans".

Menacés par d'autres circuits

Les circuits azuréens (dans le Var au Castellet, et à Monaco) semblent de plus en plus menacés par la concurrence internationale.

De nouvelles pistes rutilantes essaient désormais de doubler les tracés historiques.

En Amérique du Nord, en Asie ou au Moyen-Orient, les postulants sont légion. D'autant plus qu'ils n'hésitent pas à payer le prix fort pour s'attirer les faveurs de la FIA. L'Arabie saoudite se déleste de 55 millions de dollars chaque année pour avoir le privilège de faire flotter le drapeau à damier sur son territoire. 

Lors du dernier Grand Prix de Jedda, en mars dernier, un missile tirée par l'insurrection houthiste au Yémen, avait touché un site pétrolier non loin du circuit situé en bordure de mer rouge, la preuve que l'on ne peut pas tout acheter.

A titre de comparaison, la Principauté monégasque ne paie "que" 15 millions de dollars pour accueillir l'évènement.

Pour rappel, cette saison, 23 circuits étaient initialement prévus pour départager le meilleur pilote de l'année. C'était sans compter la guerre en Ukraine qui a obligé la FIA à annuler le Grand Prix de Russie qui devait se courir à l'autodrome de Sotchi.

Une réponse en septembre devrait avaliser, ou non, la présence récurrente du circuit Paul-Ricard pour les années à venir.

- Avec AFP