Coronavirus : les rayons des supermarchés dévalisés, les clients se rabattent sur les drive

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Écrit par Nesrine Slaoui

À ce jour, mercredi 4 mars, la France enregistre plus de 250 cas de coronavirus dont 10 dans les Alpes-Maritimes. Quatre personnes sont décédées sur le territoire depuis le début de l'épidémie. Dans les supermarchés, certains rayons sont déjà dévalisés et les clients se ruent sur les drive.

Il y a ceux qui ne veulent pas céder à la panique face à l'épidémie de coronavirus et il y a ceux qui redoutent le confinement...

Ces derniers, prévoyants, rallongent leur liste de courses pour ne manquer de rien au cas où.

Mais face à l'afflux dans les centres commerciaux, certains préfèrent la sécurité des drive et des sacs préremplis.

On est passé de 70 commandes à 150 par jour depuis l'arrivée du virus dans la région.

Yohan Benoist, le directeur du drive Super U - Antibes constate, chaque jour, l'arrivée de nouveaux clients.

Certains produits, comme le steak haché et les yahourts, sont d'ailleurs très vite en rupture de stock.

Les rayons pâtes dévalisés

Dans les rayons du centre commercial E. Leclerc Nice - Pont Michel, les clients se ruent sur les produits de longue conservation comme ce père de trois enfants :

J'ai pris neuf paquets de pâtes et neuf boîtes de conserve. De quoi tenir au moins 5 jours en cas de confinement.

Ils sont nombreux, des alentours, à venir remplir leur caddie alertés par des photos ou des vidéos de rayons vides sur internet ou à la télévision.

"C'est la guerre" s'exclament certains en découvrant les étales parcemés et les panneaux indiquant des ruptures de stock.

Des ruptures du stock journalier

Depuis la semaine dernière et l'annonce de quelques cas de COVID-19 dans les Alpes-Maritimes, le chiffre d'affaire du supermarché augmente : 

On observe entre 5 et 10% de hausse pour les produits de première nécessité comme l'eau et le lait.

Contacté par téléphone ce mardi 3 mars matin, le responsable financier affirme que tout cela est lié au coronavirus :

Les consommateurs appliquent un principe de précaution. Je n'ai pas l'impression qu'ils paniquent dans les rayons.

Pour faire face à la demande, le centre commercial a gonflé ses stocks journaliers vidés à chaque fin de journée.

"Le risque le plus important c'est la panique"

Il y a quelques semaines le professeur Didier Raoult, spécialiste des maladies infectieuses nous déclarait "que le risque le plus important est la panique": 

C'est quelque chose de nouveau qui inquiète mais le coronavirus n'est qu'une infection respiratoire virale de plus.

Une troisième personne est décédée en France, dans l'Oise, lundi 2 mars. Avec 191 cas, c'est l'un des pays les plus touchés en Europe.

Dans les Alpes-Maritimes, la plupart des patients contaminés ont séjourné en Italie dans la zone à risques.