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Gilets jaunes : Geneviève Legay de retour chez elle après deux mois d'hôpital

Geneviève Legay ce 29 avril à Nice. / © France 3
Geneviève Legay ce 29 avril à Nice. / © France 3

Après deux mois d'hospitalisation, Geneviève Legay est de retour chez elle. Agée de 73 ans, la militante d'ATTAC avait été blessée  le 23 mars dernier lors d'une charge policière pendant une manifestation des Gilets jaunes, interdite en raison de la venue du président chinois.

Par AFP EDITE PAR C.L

Geneviève Legay, manifestante de 73 ans blessée dans une charge de police lors d'un rassemblement interdit des "gilets jaunes" le 23 mars à Nice, est rentrée chez elle après quasiment deux mois d'hospitalisation.
 

"Elle est sortie de l'hôpital ce mercredi à 13 heures et elle est rentrée à son domicile. Elle marche mais n'est pas autonome: elle est donc sortie mais pas totalement retapée", a indiqué  Raphaël Pradeau, porte-parole d'Attac France.
 

 Je ne bouge pas du fauteuil car j'ai froid et je suis très fatiguée, mais je ne suis pas quelqu'un à supporter d'être malade et dès que j'irai bien, je reprends la rue


a déclaré à l'AFP Mme Legay, regrettant de n'avoir pas pu manifester ce mercredi avec Attac à Cap d'Ail, contre le Salon international de la propriétéde luxe à Monaco, surnommé par ses détracteurs "le salon de l'évasion fiscale".

 

Une charge policière et une enquête


Geneviève Legay a eu plusieurs côtes cassées et des fractures au crâne, après avoir été poussée par un policier qui dispersait avec ses collègues un rassemblement interdit à Nice le 23 mars, seul week-end où les manifestations de "gilets jaunes" étaient interdites en raison de la venue du président chinois et de la crainte des casseurs.
 

C'est aussi le seul week-end où il y a eu des heurts à Nice. Le samedi suivant, la mairie avait obtenu une nouvelle interdiction pour préserver l'attractivité commerciale et touristique de la ville.

 

Une instruction et de nombreuses questions


Deux juges d'instruction ont été désignés pour enquêter et la police des polices (IGPN) a été saisie. Attac France est "toujours en attente de la demande de dépaysement du dossier et de la démission du procureur" de Nice, a rappelé le porte parole d'Attac.

 


 Attac et l'avocat de Mme Legay, Maître Arié Alimi, voudraient que le dossier soit instruit dans un autre tribunal que Nice dont le parquet
manque selon eux d'impartialité. Selon eux, même si la manifestation était interdite, la force exercée contre la cinquantaine de personnes rassemblées place Garibaldi était disproportionnée et la chaîne de commandement devrait rendre des comptes.
La Cour de cassation doit trancher sur cette demande de dépaysement.
 

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