Le 3ème procès de Maurice Agnelet du 17 mars au 11 avril 2014 à Rennes

© PIERRE ANDRIEU / AFP
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Le troisième procès de Maurice Agnelet, 75 ans, condamné en 2007 à 20 ans de réclusion pour le meurtre d'Agnès Le Roux, héritière d'un casino niçois mystérieusement disparue en 1977, aura lieu à Rennes du 17 mars au 11 avril 2014.

Par Olivier Le Creurer avec l'AFP

Maurice Agnelet a été remis en liberté le 1er février 2013 en attendant son nouveau procès. Le procès, qui se tiendra devant la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine présidée par Philippe Dary, sera le énième épisode d'une saga judiciaire qui dure depuis la fin des années 1970.

Octobre 1977

Agnès Le Roux, héritière du casino Le Palais de la Méditerranée, ancienne maîtresse d'Agnelet, a disparu à bord de sa voiture en octobre 1977. Ni le véhicule, ni le corps n'ont été retrouvés. Mis en cause, Maurice Agnelet bénéficie d'un non-lieu en 1985. Mais le dossier est rouvert et le suspect se retrouve finalement devant les assises des Alpes Maritimes qui l'acquittent en 2006. Il est condamné en appel l'année suivante à 20 ans de réclusion. Son pourvoi en cassation a été rejeté.

Mais en janvier 2013, la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) estime qu'Agnelet n'a pas bénéficié d'un procès équitable. La justice française décide ensuite d'un troisième procès.
L'ancien avocat Maurice Agnelet a toujours clamé son innocence concernant le meurtre de son ancienne maîtresse alors âgée de 29 ans.

L'avocat de M. Agnelet, Me François Saint-Pierre, a déclaré qu'il serait "présent à la cour d'appel de Rennes aux côtés de Maurice Agnelet pour dire que la CEDH a jugé que la tenue de ce procès était impossible" faut de preuves.


Selon lui, "l'accusation n'a fourni aucune preuve des modalités du crime dont elle accuse Maurice Agnelet, elle n'a émis que des hypothèses".

Me Saint-Pierre a assuré avoir saisi "cette semaine" la justice pour dire que l'arrêt de mise en accusation de son client "ne peut plus servir de base à un procès d'assises" depuis l'arrêt de la CEDH.
Les juges européens avaient estimé dans leur arrêt que M. Agnelet n'avait "pas disposé de garanties suffisantes lui permettant de comprendre le verdict de condamnation prononcé à son encontre".

De son côté, l'avocat de la famille Le Roux, Me Hervé Temime, n'a pas souhaité faire de commentaires vendredi soir.

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