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Le risque de crue d'une rivière à Nice alimente la polémique sur un camp de Roms

Le risque de crue d'une rivière, dont les berges sont occupées de longue date par un campement de Roms à Nice, a alimenté mardi la polémique entre le préfet des Alpes-Maritimes Christophe Mirmand et le président du conseil général Éric Ciotti. 

Par Olivier Le Creurer avec l'AFP

Le député UMP Éric Ciotti avait annoncé le 22 avril la saisie en référé du tribunal administratif pour obtenir l'expulsion de Roms installés "sans droit ni titre" en bordure du fleuve Var, à l'extrémité ouest de Nice. Mardi, il a estimé que cette mesure était urgente: "les conditions météorologiques s'étant particulièrement dégradées ces dernières heures, le niveau du Var s'est considérablement élevé, constituant un danger certain pour la sécurité des personnes".

Mettre en sécurité des populations

"Sans attendre la décision du juge administratif qui doit statuer le 2 mai, je demande en urgence au gouvernement et aux services de l'État de prendre immédiatement les mesures nécessaires pour mettre en sécurité ces populations et démanteler ce campement qui n'a que trop duré", ajoute dans un communiqué le président du département (responsable depuis quelques semaines du lit du fleuve).

La Préfecture moins alarmiste

La préfecture, vigilante mais moins alarmiste, estime que le déménagement du campement n'est pas urgent. "Un dispositif de surveillance" (services de secours, police nationale, sapeurs-pompiers) de la montée des eaux du Var a été mis en oeuvre mardi "pour permettre leur mise à l'abri en cas de danger imminent", précise-t-elle dans un communiqué.
La préfecture confirme toutefois que les services de secours ont porté assistance mardi à quatre personnes isolées par la montée des eaux sur un îlot, qui ont pu être secourues grâce au repérage d'un hélicoptère.
Le campement avait également fait l'objet d'un bras de fer fin janvier avec le député-maire UMP de Nice Christian Estrosi, alors que le préfet était à la recherche d'un autre terrain d'accueil pour les Roms.
Les prévisions météorologiques font état d'un maintien du niveau d'eau jusqu'à mercredi, puis d'une décrue progressive. La zone amont du Fleuve Var est en l'état actuel en vigilance jaune ; la zone aval demeure en vigilance verte. Les associations Abbé Pierre et Amnesty International sont mobilisées pour porter secours et apporter leur soutien aux personnes victimes de la montée des eaux selon la Préfecture.

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