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À Nice, création d'un collectif "Touche pas à ma mosquée" pour soutenir En Nour

Un collectif "Touche pas à ma mosquée" a été créé mercredi en soutien à la mosquée En Nour de Nice, au coeur d'un bras de fer avec la mairie de Christian Estrosi et avec la préfecture des Alpes-Maritimes.
Les fidèles niçois de la mosquée En Nour mobilisés à l'occasion de la fin du Ramadan
Les fidèles niçois de la mosquée En Nour mobilisés à l'occasion de la fin du Ramadan © L. Baron
Présidé par Haddou ben Mohamed, un sympathisant de la mosquée, le collectif qui se dit "laïc et républicain" envisage de mobiliser en lançant une pétition et en appelant à manifester.


"En l'espace de 15 jours, le préfet des Alpes-Maritimes a déclaré trois fois la guerre à l'association En Nour", a déploré de son côté le président de l'association En Nour, l'avocat Ouassini Mebarek.




"Il nous a d'abord notifié par voie de presse qu'il ouvrirait une enquête d'utilité publique (pour construire une crèche et un espace de "coworking" à la place du lieu de culte, selon les volontés d'une récente délibération municipale, NDLR), alors même qu'il a signé il y a six mois le refus d'ouvrir une telle enquête", a déclaré Me Mebarek.

"Il nous a ensuite écrit le 30 juin pour dire qu'il ne reconnaîtrait pas le caractère cultuel de notre association. Et enfin, le 4 juillet, il nous a adressé un nouveau courrier pour nous notifier le refus de toute donation", a-t-il ajouté.

Un propriétaire qui pose problème


Or, la donation par le ministre saoudien des cultes, propriétaire du bâtiment, faite à l'association était la condition même mise par l'ancien préfet, lorsqu'il avait autorisé l'ouverture de la mosquée en 2016, pour assurer la pérennité de ce lieu de culte. "Où est la continuité de l'Etat?", s'interroge l'imam de la mosquée, Mahmoud Benzamia, qui se dit "inquiet" sur son devenir.

Me Mebarek indique quant à lui préparer un recours gracieux devant le préfet puis, en cas de refus, un recours hiérarchique devant le ministre de l'Intérieur avant, en cas de nouveau refus, d'engager un recours contentieux devant le tribunal administratif contre cette opposition préfectorale au legs.
Contactée par l'AFP, la préfecture des Alpes-Maritimes n'a pas souhaité réagir.

Un projet de mosquée qui date



A Nice, en 2000 puis en 2005, un projet de construction de grande mosquée avait déjà fait polémique et le maire de l'époque, proche du FN, Jacques Peyrat, s'y était opposé. Élu en 2008, M. Estrosi avait décidé d'ouvrir deux lieux à la place de cette mosquée, l'un dans un quartier HLM de Nice-Est, ouvert en 2014, et l'autre dans l'ouest de la ville. La mairie accuse En Nour de financement opaque et de salafisme. La mosquée a porté plainte pour incitation à la haine.

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