Nice : des caméras de vidéosurveillance retirées par l'Université Côte d'Azur après des plaintes à la Cnil

L'Université Côte d'Azur a annoncé ce jeudi 25 novembre que des caméras de vidéosurveillance installées dans des salles de classe d'un institut de formation des enseignants allaient être retirées après des plaintes déposées auprès de la Cnil.

Le problème vient de deux caméras de vidéosurveillance installées début novembre dans deux salles de classes de l'Institut national supérieur du professorat et de l'éducation (Inspé) de l'académie de Nice.

Des salles qui n'accueillent pas d'écoliers, de collégiens ou de lycéens mais seulement de futurs enseignants et ce durant leur formation.

Selon l'Université, ces caméras avaient pour objectif de "surveiller les issues
principales du site afin de sécuriser les intrusions potentielles, conformément
aux recommandations du plan Vigipirate".

Sauf que..

Sauf que, les enseignants, tout comme la directrice de l'Inspé, n'avaient pas été avertis de l'installation de ces caméras, selon Gilles Jean, secrétaire départemental du SNUipp.

Des plaintes ont été déposées auprès de la Commission nationale informatique et libertés (Cnil).

La Cnil a confirmé à l'AFP avoir reçu "plusieurs plaintes" dénonçant "l'absence
d'information des personnes concernées et l'installation de deux caméras dans des
salles de classe".
Face à la mobilisation des enseignants, l'Université Côte d'Azur a annoncé ce jeudi avoir décidé de "retirer ces deux caméras", précisant que cette décision aurait été prise "de la même manière et avec la même célérité si la demande (lui) était
arrivée par des remontées internes traditionnelles".

L'Université a précisé de son côté que ces caméras "n'ont, pour le moment, jamais été mises en service" et qu'elle n'avait "jamais eu ni le souhait ni l'intérêt de filmer autre chose que les issues de l'Institut National Supérieur du Professorat et de l'Education de l'Académie de Nice".

Un précédent en 2019

En 2019, les membres de la CNIL s'étaient aussi prononcés sur une expérimentation qui prévoyait le recours à la reconnaissance faciale à l’entrée de deux lycées, notamment à Nice. Ils ont alors considéré que ce dispositif concernant des élèves, pour la plupart mineurs, dans le seul but de fluidifier et de sécuriser les accès n’apparaît ni nécessaire, ni proportionné pour atteindre ces finalités.
- Avec AFP

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