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Nice : L'enquête sur le financement de la mosquée En Nour classée sans suite

© Franck Fernandes / MAX PPP
© Franck Fernandes / MAX PPP

Le procureur de la république de Nice, Jean-Michel Prêtre, vient de l'annoncer. Il n'y a pas, selon lui, d'infraction caractérisée. L'enquête est classée sans suite.

Par Catherine Lioult

Inaugurée le 9 juillet 2016, la mosquée En Nour située à l'Ouest de Nice dans la plaine du Var, accueille jusqu'à 800 fidèles, ce qui en fait le plus grand lieu de culte de la ville.
Le procureur de la république de Nice, Jean-Michel Prêtre, vient de l'annoncer à l'occasion d'une conférence de presse. l'enquête concernant de cette mosquée est désormais terminée, et elle est classée sans suite.

Une mosquée dans le collimateur de Christian Estrosi


En guerre contre la mosquée En-Nour depuis son édification, puis opposé à son ouverture, Christian Estrosi, alors adjoint au maire de Nice Christian Pradal, annonce le 2 février 2017 avoir déposé un signalement au procureur dans le cadre de l'article 40 du code de procédure pénale.
Il met en cause le financement des travaux et plus largement, l'origine des fonds qui ont permis l'ouverture du lieu de culte. 



Le procureur de la république a ainsi expliqué que l'enquête confiée à la division économique et financière de la police judiciaire a été complété par des investigations de TRACFIN.  
Et il n'y a pas selon lui d'infraction pénale caractérisée, tant lors de l'achat du local par un ministre saoudien que lors des travaux, pour un montant de 760.000 euros. 

L'enquête a mis en évidence de possibles d'abus de biens sociaux qui pourraient tout de même donner lieu à des poursuites de dirigeants d'entreprises.

La réaction de Christian Estrosi, maire de Nice

Je prends acte de la décision du Procureur de la République de classer sans suite une partie des faits concernés par l’enquête préliminaire ouverte sur la base de notre signalement. Je note toutefois que certains autres faits concernant des entreprises ayant effectué des travaux et pouvant être caractéristiques d’un abus de bien social, font toujours l’objet d’investigations.  En attendant leur conclusion, je réaffirme qu’il n’est pas acceptable dans notre pays qu’un lieu de culte puisse être détenu par une puissance étrangère qui ne respecte pas les valeurs de la République Française.
C’est la raison pour laquelle je signerai dans quelques jours un bail avec l’association "Centre Cultuel des Musulmans de Nice – La Fraternité "  qui bénéficie de la part de l’autorité préfectorale de la reconnaissance de son caractère cultuel au titre de la loi de 1905, et qui respecte les conditions posées à l’époque par le Préfet Colrat pour l’ouverture d’un lieu de culte, à savoir je le rappelle, l’absence d’influence d’un Etat étranger, la collégialité dans la gouvernance et les respects des principes républicains. 

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