Nice : Rififi au Rassemblement Bleu Marine : 5 “putschistes” suspendus

5 des 7 conseillers municipaux de Nice élus en mars sous la bannière Rassemblement Bleu Marine ont été suspendus par les instances nationales du parti, a annoncé Marie-Christine Arnautu, chef de file évincée de la tête du groupe.

Par Yves Lebaratoux avec AFP

Selon l'élue, la présidente du FN Marine Le Pen a "fait envoyer un mail" le 4 juin à six élus du groupe "Nice Bleu Marine" qui venaient d'élire comme chef de file Guillaume Aral, un galeriste niçois, et non Mme Arnautu, leur intimant l'ordre "de retirer immédiatement ce groupe".

Depuis cette date, l'un d'entre-eux a rallié Marie-Christine Arnautu, par ailleurs vice-présidente du parti frontiste et députée européenne.
Mais les 5 autres élus campent sur leurs positions.
Aussi 4 d'entre eux, adhérents du FN ou du Rassemblement Bleu Marine (RBM), ont-ils été formellement "suspendus" par Marine Le Pen, la 5ème conseillère municipale n'étant pas encartée.
Il leur est à tous interdit de se revendiquer du FN ou du RBM "sous peine de poursuites judiciaires", a-t-elle souligné.
Les exclus du FN
Reportage: N. layani, L. Verdi et N. Brancato
Intervenants:
Marie-Christine Arnautu Conseillère municipale FN Nice
Guillaume Aral Conseiller municipal Nice - suspendu du Rassemblement Bleu marine

La commission des conflits doit se pencher sur le sort des quatre élus encartés "en vue de leur exclusion" définitive, a précisé Mme Arnautu.
Les cinq élus en désaccord avec elle reprochent notamment à cette "parachutée qui n'a pas atterri" de ne pas être venue habiter à Nice, "comme elle l'avait promis pendant la campagne" des municipales, "de diriger le groupe de façon très autoritaire" et de "ne pas s'impliquer dans la vie des commissions" au sein du conseil municipal, a expliqué Guillaume Aral.

"Nous regrettons la décision des instances parisiennes qui n'ont pas pris compris le sens de notre action" qui était, selon lui, "purement locale, visant à réorganiser le groupe pour qu'il soit plus efficace".
Selon M. Aral, les cinq élus incriminés n'ont "même pas été entendus" par les instances dirigeantes du FN.

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