Quatre nouvelles mises en examen un an après le rapt de Jacqueline Veyrac à Nice

© France 3 Nice
© France 3 Nice

L'enquête concernant l'enlèvement de Jacqueline Veyrac le 24 octobre 2016 se poursuit. Presque un an après son enlèvement, quatre personnes sont poursuivies, l'une pour complicité d'enlèvement, les trois autres pour association de malfaiteurs et recel de véhicule volé.

Par C.L AVEC L'AFP

Le 24 octobre 2016, soit il y a un an, Jacqueline Veyrac, 76 ans, dont la famille est propriétaire du Grand Hôtel à Cannes, un palace de la Croisette, et de La Réserve, un célèbre restaurant niçois, est enlevée près de son domicile du centre de Nice.

La riche hôtelière avait déjà été victime en 2013 d’une tentative d’enlèvement, là aussi devant son garage. / © MaxPPP
La riche hôtelière avait déjà été victime en 2013 d’une tentative d’enlèvement, là aussi devant son garage. / © MaxPPP

Elle est libérée deux jours plus tard, grâce à la curiosité d'un voisin de l'endroit où stationnait la Kangoo blanche ayant servi à l'enlèvement. Elle avait été retrouvée allongée sur le plancher du véhicule et entravée.



Ce vendredi, quatre hommes ont été mis en examen  L'un pour complicité d'enlèvement, a été placé sous mandat de dépôt. Les trois autres, poursuivis pour association de malfaiteurs et recel de véhicule volé, ont été placés sous contrôle judiciaire. Trois nouvelles personnes doivent être présentées ce samedi à un juge, aux fins de mise en examen pour complicité d'enlèvement.


Huit interpellations en début de semaine



Ces mises en examen font suite à l'interpellation ce mercredi 4 octobre à Nice de huit hommes, âgés de 18 à 37 ans. Une personne a été rapidement été mis hors de cause. Les sept autres apparaissaient comme des exécutants de cet enlèvement, pour lequel huit autres personnes, présentées comme les commanditaires, avaient déjà été mises en examen moins d'une semaine après les faits, en octobre 2016.
Il est reproché à ces exécutants, pour certains d'avoir utilisé le Kangoo dans lequel Jacqueline Veyrac avait été séquestrée, pour d'autres de l'avoir surveillée, et pour d'autres encore d'avoir enlevé eux-mêmes la victime ou d'avoir travaillé avec les commanditaires et fait le relais avec eux.  


Le commanditaire présumé : l'ancien gérant de la Réserve



C'est un ancien gérant de ce restaurant, propriété de Jacqueline Veyrac, qui serait le commanditaire de l'enlèvement de 2016 et de la tentative de 2013 / © MAX PPP
C'est un ancien gérant de ce restaurant, propriété de Jacqueline Veyrac, qui serait le commanditaire de l'enlèvement de 2016 et de la tentative de 2013 / © MAX PPP

Parmi les suspects, un restaurateur italien, Giuseppe S., apparaît comme le commanditaire présumé du rapt. Installé à Nice, il avait géré, entre 2007 et 2009, le restaurant La Réserve, sur le bord de mer à Nice.
En 2009, sa société avait été mise en liquidation et il en aurait, selon les éléments recueillis par les enquêteurs, conçu une rancoeur tenace à l'égard de sa propriétaire.
Le rapt, au cours duquel une demande de rançon a été formulée, aurait eu pour but de récupérer l'argent perdu à l'époque.

Un autre rapt raté en 2013


Une première tentative d'enlèvement, qui avait échoué, avait déjà eu lieu en 2013.
Deux hommes figurant parmi les commanditaires du rapt de 2016 sont également poursuivis pour cette tentative.

A lire aussi

Sur le même sujet

Championnat du monde de para-surf

Près de chez vous

Les + Lus