Pour la ministre de l'Ecologie, il faut “éviter les solutions simplistes” concernant l'abattage du loup

Une louve a été abattue en septembre dernier dans les Alpes-de-Haute-Provence en exécution d’un arrêté de prélèvement afin d’assurer la protection des troupeaux domestiques dans le massif des Monges. / © France 3 Côte d 'Azur
Une louve a été abattue en septembre dernier dans les Alpes-de-Haute-Provence en exécution d’un arrêté de prélèvement afin d’assurer la protection des troupeaux domestiques dans le massif des Monges. / © France 3 Côte d 'Azur

La ministre de l'Ecologie Delphine Batho a estimé ce dimanche qu'il fallait éviter les "solutions simplistes" en ce qui concerne l'abattage des loups et aller vers "une gestion différenciée" selon les régions.

Par Anne Le Hars

Invitée du "Grand Rendez-vous" d'Europe1/Aujourd'hui en France/iTéle, Delphine Batho a indiqué que des propositions seraient annoncées fin janvier dans la perspective du nouveau plan national d'action sur le loup, qui doit succéder au plan actuel 2008-2012.

Elaborées en collaboration avec le ministère de l'Agriculture, ces propositions devront permettre de protéger l'espèce tout en répondant "à la détresse des éleveurs", alors que les prédations des loups sont en augmentation, selon la ministre. 

"Le problème est difficile mais évitons les solutions simplistes", a estimé Mme Batho qui envisage une "gestion différenciée" selon les régions. 
"La situation n'est pas la même dans le Mercantour, en Savoie ou dans les Cévennes, il y aura des endroits où on aura davantage recours aux tirs d'effarouchement", a-t-elle précisé. 

Le plan d'action national sur le loup vise à garantir la protection du loup, une espèce protégée, tout en limitant son impact sur l'élevage.
Avec AFP

Pour écouter son interview complète.







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