• L'actu en vidéos
  • SOCIÉTÉ
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SPORT
  • FAITS DIVERS

Tapie: “j'ai décidé de revenir en politique”

Bernard Tapie lors des festivités célébrant les 20 ans du titre de l'Olympique de Marseille en Ligue des Champions. / © Gérard JULIEN / AFP
Bernard Tapie lors des festivités célébrant les 20 ans du titre de l'Olympique de Marseille en Ligue des Champions. / © Gérard JULIEN / AFP

L'homme d'affaires et ancien ministre Bernard Tapie annonce qu'il a "décidé de revenir en politique", mettant en avant ses "succès passés face au FN" et un "plan" contre le chômage des jeunes, dans une interview au Journal du dimanche.

Par Laurent Verdi avec AFP

"J'ai décidé de revenir en politique" vu le "signal d'alarme" du résultat des régionales, affirme M. Tapie, condamné jeudi à rembourser plus de 404 millions d'euros dans l'affaire de la cession d'Adidas.
Considérant que "le pire a été évité grâce au désistement des candidats socialistes, qu'il faut saluer", cet actionnaire du quotidien La Provence juge qu'"en faisant cela, on a, en quelque sorte, cassé le thermomètre pour ne pas montrer qu'on avait de la fièvre", mais que cela ne durera pas "éternellement".

Des succès passés face au FN


"Or, personne ne peut contester mes succès passés face au FN, notamment aux européennes de 1994", plaide celui dont la liste Energie radicale avait obtenu plus de 12%.
Pour cet ancien député des Bouches-du-Rhône, les politiques font actuellement "une erreur" en promettant "l'apocalypse si le FN arrive au pouvoir", car ceux qui votent pour ce parti ont "déjà, à tort ou à raison, le sentiment de la vivre". Il faut, dit-il, que les politiques "apportent des remèdes aux causes" des problèmes des électeurs FN, à commencer par le chômage, surtout "des jeunes, les plus nombreux à voter FN".

"J'affirme qu'en capitalisant intelligemment tout ce qui est dépensé à tort et à travers, on aurait de quoi donner un travail à tous les jeunes qui le souhaitent et qui devront l'accepter", explique Bernard Tapie


Un plan contre le chômage


Clamant vouloir reprendre son "combat" en la matière, l'ex-ministre de la Ville "affirme qu'en capitalisant intelligemment tout ce qui est dépensé à tort et à travers, on aurait de quoi donner un travail à tous les jeunes qui le souhaitent et qui devront l'accepter", via notamment "des formations pour des métiers dont le marché du travail a besoin".
Il dit vouloir "mettre sur pied, d'ici à fin janvier, un premier projet pour la remise en activité de tous les 18 à 25 ans" et remettre ce "plan aux chefs de groupe de l'Assemblée nationale, du Sénat, et aux ministères concernés".

Bernard Tapie, ici en 2012, à sa sortie des locaux du journal, a été un temps propriétaire du groupe de presse Nice-Matin. / © VALERY HACHE / AFP
Bernard Tapie, ici en 2012, à sa sortie des locaux du journal, a été un temps propriétaire du groupe de presse Nice-Matin. / © VALERY HACHE / AFP

Un "plan Tapie" du PS ?


François Hollande et Manuel Valls pourraient-ils mettre en place un "plan Tapie"? "Bien sûr s'il est bon !", rétorque l'intéressé, notant qu'"ils ont demandé, à juste titre, l'union nationale sur ce sujet".
"Que les anciens Premiers ministres Raffarin et Ayrault se mettent à cogiter ensemble pour résoudre le problème, c'est sympathique, mais s'ils savaient comment résoudre le problème ils l'auraient fait lorsqu'ils étaient au pouvoir...", cingle Bernard Tapie.
A la question de savoir s'il sera candidat à la présidentielle, Bernard Tapie réplique: "Chaque chose en son temps. La politique, ce n'est pas seulement être élu. La seule élection qui me faisait envie, c'était celle de la mairie de Marseille en 1995, pour laquelle on s'est dépêché de me rendre inéligible".

Sur le même sujet

Leonardo Jardim, entraîneur de l'AS Monaco, lors de la conférence de presse du 7 août 2019

Les + Lus