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Les tribunaux de grande instance de Nice et de Grasse font leur rentrée solennelle

Le TGI de Nice a fait sa rentrée solennelle. / © O.ORSINI
Le TGI de Nice a fait sa rentrée solennelle. / © O.ORSINI

C'est une tradition au mois de janvier : le monde de la justice se réunit de manière très solennelle, fait le bilan de l'année écoulée et dresse les perspectives de l'année en cours. C'était le cas ce lundi, à Nice et Grasse.

Par Catherine Lioult

La seconde lecture du très contesté projet de loi de programmation et de réforme pour la justice s’est terminée devant l'Assemblée Nationale. Pour de nombreux avocats, qui ont observé plusieurs journées "Justice morte" avec le report des audiences, il s'agit  du "dynamitage du maillage territorial" et de la fin d'une justice de proximité. C'est dans ce contexte que le TGI de Nice a fait sa rentrée solennelle. 


Un manque de moyens, mais des avancées


Avec 0,4% du budget de l'Etat ( prisons comprises ) la justice ne croule pas sous les moyens !
Une bonne nouvelle pour Jean-Michel Prêtre : le parquet comptera dès le mois de juin de prochain deux magistrats supplémentaires, soit 16 personnes au total. 
A l'heure des comptes, 13 000 dossiers sont actuellement en attente de traitement.
Parmi les paradoxes de 2018, le nombre d'affaire poursuivies est en augmentation, mais pas le nombre d'affaires jugées par rapport à 2017. La faute à des dossiers complexes, qui nécessitent plusieurs jours d'audience.

 

Le président du TGI,  Marc Jean-Talon, veut désormais que la justice soit rendue dans des délais plus courts, il en fait une priorité pour 2019.
 
Marc Jean-Talon (06)
Le président du TGI de Nice revient sur l'année écoulée dans sa juridiction. - J.POZZI , O.ORSINI


La juridiction de Grasse et le plaider-coupable

 
Le président du TGI, Michaël Janas avec la presse avant la rentrée solennelle. / © O.ORSINI
Le président du TGI, Michaël Janas avec la presse avant la rentrée solennelle. / © O.ORSINI

A l'heure des bilans, Michaël Janas, président du TGI de Grasse, explique lui aussi que l'effort doit être fait sur les délais pour rendre la justice le mieux et le plus rapidement possible. Et il met l'accent sur une procédure qui, dans sa juridiction, repésente désormais 10 % du contentieux. Il s'agit du plaider-coupable, une procédure qui n'est pas transposable à toutes les affaires.
 
Michaël Janas (06)
Le président du TGI de Grasse revient sur l'année judiciaire 2018. - J.POZZI ET O.ORSINI

Enfin, au civil, soit les 2/3 de l'activité du tribunal, le délai moyen de traitement est passé  de 21,1 mois à 17 mois. 

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