Aix-en-Provence : une soixantaine d'habitants évacués d'immeubles en péril sur le cours Sextius

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La mairie d'Aix-en-Provence a pris un arrêté de péril concernant plusieurs immeubles situés sur le cours Sextius. Une soixantaine de personnes a été évacuée et relogée à l’hôtel, dans de la famille ou chez des amis.

Sur le cours Sextius, les occupants des immeubles du numéro 88 au numéro 96 ont été évacués ce jeudi soir. Les vieilles rues aixoises connaîtraient-elles le même état de délabrement que celles du quartier Noailles à Marseille? Des fissures en façade, des immeubles prêts à tomber comme des châteaux de carte ?

 

Crainte d'un effet domino

Le 94 du cours Sextius menace de s'effondrer, par crainte d'un effet de domino, la mairie d'Aix-en-Provence a pris un arrêté de péril concernant les bâtiments mitoyens dans cette artère très fréquentée de la cité, à proximité des anciens thermes romains.

 


Deux commerçants ont également dû quitter les lieux et déménager leurs marchandises sans savoir quand ils pourront revenir. S’ils ne trouvent pas d’autres locaux, le manque à gagner risque d’être dramatique pour eux.

 

La police et les représentants du syndic étaient sur place jeudi soir pour aider à l’évacuation d’une soixantaine de personnes relogées soit à l’hôtel soit dans leur famille ou chez des amis.

 

Travaux de sécurisation

En attendant que les travaux de sécurisation soient réalisés, des scellés ont été posés à chaque entrée d'immeuble. Il faudra plusieurs mois avant que les occupants puissent retourner chez eux.

 


Au moment du drame de la rue d'Aubagne à Marseille, la mairie aixoise avait indiqué qu'une centaine de dossiers étaient traités chaque année dans la commune mais que le déclenchement de la procédure de péril était "très rare".

 


"Depuis 2010, la direction municipale des études juridiques et du contentieux a été saisie à huit reprises, précise le site de la mairie, cinq arrêtés de péril imminent s’accompagnaient d’une interdiction d’accès aux bâtiments, contrairement aux trois autres, portant sur d’autres ouvrages que des immeubles d’habitation, un mur de soutènement ou de clôture par exemple".

5000 logements renovés

Elle ajoute qu'une seule interdiction d’habiter a été prise par arrêté depuis huit ans ; "Elle a été prise en 2018 sur un immeuble de la rue Vendôme, le seul cas recensé depuis huit ans. La sécurité du bâtiment était suffisamment affectée pour que l’arrêté comporte même une interdiction d’accès et d’occupation" peut-on lire sur le site officiel. 

 


Maryse Joissains y rappelle par ailleurs que "la mairie s’attache à la résorption de l’habitat dégradé depuis 1992. Six Opérations Programmées de l’Amélioration de l’Habitat (OPAH)) on été lancées. Nous avons versé plus de 12 millions d’aides pour la rénovation de l’habitat et 5000 logements ont été rénovés en centre ville par la Semepa sur ces 25 dernières années."

 
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