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Arles : les agriculteurs envahissent un supermarché

Les actions des agriculteurs mécontents se sont poursuivies tout au long de la journée. Des manifestants s'en sont pris à une enseigne de supermarché arlésienne et l'ont vidée de boîtes de riz concurrents.
Riziculteurs, maraichers et éleveurs se sont mobilisés dans le secteur d'Arles aujourd'hui, coordonnant leurs actions avec ceux d'autres départements.
Après avoir bloqué des routes et le péage de l'A54 ce matin, en déversant des salades et de la paille, les agriculteurs en colère s'en sont pris en fin d'après-midi à une enseigne de supermarché arlésienne. Ils se sont notamment emparés de paquets de riz de producteurs concurrents qu'ils accusent de déséquilibrer le marché.

Reçus par François Hollande

Ces mobilisations ont motivé François Hollande à recevoir le patron de la FNSEA, venu plaider auprès du président de la République, la cause des agriculteurs "en colère" et "désespérés".
A l'issue d'un entretien d'une heure avec François Hollande à l'Elysée, en présence du ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, le président du syndicat agricole majoritaire, Xavier Beulin, a assuré que le président avait "pris l'engagement de s'exprimer d'ici le Salon de l'agriculture", prévu du 27 février au 6 mars.

"Il a entendu nos demandes ce matin". Mais, "ne me demandez pas aujourd'hui de dire à des gens qui perdent chaque semaine 6.000 euros de rentrer chez eux, ce n'est pas possible aujourd'hui"


a-t-il déclaré à la presse.
Malgré une rallonge de 125 millions d'euros aux 700 millions accordés l'an dernier dans le cadre du plan d'aide aux éleveurs, dans le sillage de leur forte mobilisation en 2015, pour protester contre la
chute des prix de leurs productions, les agriculteurs sont de nouveau mobilisés, estimant que ces mesures n'étaient pas suffisantes. 

Xavier Beulin a notamment demandé à François Hollande d'évoquer la crise agricole lors de sa rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel dimanche à Strasbourg, pour "reprendre l'initiative au plan européen".
Il a par ailleurs réclamé une baisse de 10 points des charges sociales pesant sur les agriculteurs, de 45% à 35%, une mesure qu'il a chiffrée à 600 millions d'euros. 
"On a besoin d'une mobilisation de la puissance publique pour nous accompagner financièrement, je n'ai pas honte de le dire. Mais on a aussi besoin, dans le même temps, de redonner des perspectives" à la profession, a-t-il plaidé
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