Bouches-du-Rhône : pic de pollution, attention aux personnes fragiles ou isolées

Le département des Bouches-du-Rhône est touché jeudi 25 juin par un pic de pollution. Cette qualité de l'air médiocre est liée aux émissions de polluant et aux fortes températures. L'Agence régionale de santé invite les personnes fragiles à la vigilance. 

Illustration : Avec la circulation et la chaleur, la pollution est très présente à Marseille
Illustration : Avec la circulation et la chaleur, la pollution est très présente à Marseille © Nicolas Vallauri / MAXPPP

Une procédure d'information-recommandation à l'ozone a été déclenchée jeudi 25 juin sur les Bouches-du-Rhône.

La qualité de l'air est médiocre dans le département. Les émissions polluantes et les températures allant de 33 à 35 degrés sont des conditions propices à la photochimie, la formation de l'ozone.

"C'est la dégradation progressive depuis le début de semaine sur toute la région qui a conduit a déclencher cette procédure", indique la communication d'AtmoSud, l'observatoire de la qualité de l’air en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Les émissions de pollution autour de l'Étang de Berre jeudi peuvent même induire un épisode local et intense d'ozone.

Une pollution sur la Côte bleue

La veille, une pollution à l'ozone a été observée sur la Côte bleue avec pendant trois heures un dépassement du taux de concentration en ozone de 180µg/m3 d'air. 

Une qualité de l'air médiocre s'est même étendue ce jour-là des Bouches-du-Rhône jusqu'à Manosque, selon les données d'AtmoSud.

"Ce phénomène est lié à la pollution chronique, qui est un enjeu de santé publique majeur, et bien sûr aux fortes chaleurs dans le département", indique Olivier Coulon, responsable du département santé environnement lié à la qualité de l'air et de l'eau à l'agence régionale de santé Paca (ARS).

Sensibiliser les personnes vulnérables

Face à ce pic de pollution, l'ARS Paca sensibilise les personnes les plus vulnérables : enfants de moins de 5 ans, femmes enceintes, personnes de plus de 65 ans, ou les personnes souffrant de maladies chroniques respiratoires ou cardiaques.

"Il faut qu'il puisse se protéger avec ces fortes chaleurs. L'ozone irrite notamment le système respiratoire et peut aggraver certaines maladies", explique Olivier Coulon.

Avec ces fortes concentrations d'ozone, les personnes vulnérables doivent notamment éviter de sortir sous l'ensoleillement maximal.

"Elles ne doivent pas avoir d'activités physiques intenses. J'insiste bien sur le mot intense, car elles peuvent tout de même faire du vélo ou un footing, mais de manière raisonnée", signale Olivier Coulon.

En cas de gêne respiratoire, l'ARS incite les personnes à contacter un professionnel de santé.

Une amélioration ce week-end

La situation devrait s'améliorer dès vendredi, même si elle reste dégradée.

"L'absence de bascule des vents sur le littoral et le flux de Sud avec des rafales dans l'après-midi devraient permettre une meilleure dispersion des polluants", selon AtmoSud.

Samedi avec les orages, la qualité de l'air devrait même passer de médiocre à moyenne.

Les fortes températures attendues pour la semaine prochaine poussent les autorités sanitaires et d'observation de la qualité de l'air "à rester vigilante face à un nouvel épisode de pollution".

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