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Airbus Helicopters prévoit un plan social, le site de Marignane concerné

L'hélicoptère Caracal, d'Airbus
L'hélicoptère Caracal, d'Airbus

Mauvaise nouvelle pour le personnel d'Airbus Helicopters. La direction prévoit un plan social après l'annulation par la Pologne de la commande de 50 hélicos Caracal. Une partie devait être fabriquée à Marignane,  dans les Bouches-du-Rhône, où travaillent 8000 salariés.

Par Ghislaine Milliet

L'annulation par la Pologne d'une commande de 50 hélicos Caracal met à mal le groupe Airbus Helicopters. Son site de Marignane où travaillent 8000 salariés devait prendre en charge une partie de la fabrication des Caracal.
Aujourd'hui, la direction prévoit un plan social. Et parle de mobilités, voire de suppressions d'emplois. 
Les négociations vont démarrer entre direction et syndicats. 
Difficultés chez Airbus Hélicoptères
L'annulation par la Pologne de la commande de 50 hélicos Caracal met à mal Airbus Hélicoptères, dont une partie est basée à Marignane, dans le 13 - France 3 Provence - Jean-Louis Boudart, Sylvie Garat
Intervenants : Didier Hacquart, Coordinateur CFDT Groupe Airbus : Jean-David Ciot, Membre de la Commission de la défense de l'Assemblée Nationale (PS)

Remous diplomatiques


Cette semaine, la rupture du contrat sur 50 hélicoptères Caracal, estimé par Paris à 2,4 milliards d'euros et par Varsovie à 3,1 milliards d'euros,  a jeté un froid dans les relations franco-polonaises, le président François Hollande reportant une visite prévue à Varsovie le 13 octobre.
Le gouvernement polonais a accusé l'avionneur européen Airbus d'être à l'origine de l'abandon du contrat sur les hélicoptères multirôles, en lui reprochant de ne pas avoir répondu aux propositions polonaises lors des négociations
sur les investissements compensatoires (offset).
Dès son arrivée au pouvoir en novembre 2015, le gouvernement polonais conservateur a contesté le choix de l'équipe libérale précédente en faveur d'Airbus, au nom de la défense des usines polonaises de ses concurrents.
En réaction à l'annexion de la Crimée par la Russie et à des démonstrations de force dans des régions bordant les Etats baltes, membres de l'Otan, l'Alliance atlantique a décidé de déployer dès l'année prochaine quatre bataillons multinationaux en Pologne (encadré par les Etats-Unis) et dans les trois pays baltes (sous commandement allemand, canadien et britannique) pour renforcer son flanc oriental.

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