Emmanuel Macron propose une journée pour la commémoration du génocide arménien

Invité au dîner annuel du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France, Emmanuel Macron propose d'inscrire au calendrier une journée de commémoration du génocide arménien / © Christophe Petit Tesson / POOL / AFP
Invité au dîner annuel du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France, Emmanuel Macron propose d'inscrire au calendrier une journée de commémoration du génocide arménien / © Christophe Petit Tesson / POOL / AFP

C'était une promesse de campagne, à l'occasion du dîner annuel du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF) le président de la République, Emmanuel Macron, s'est engagé à inscrire au calendrier une journée pour la commémoration du génocide arménien

Par Ludovic Moreau

Hier soir, mardi 30 janvier, à l'occasion du dîner annuel du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF), le président de la République, Emmanuel Macron, s'est engagé à faire inscrire au calendrier républicain, "une journée pour la commémoration du génocide arménien". C'était une de ses promesses de campagne. Devant une assemblée présidée par André Manoukian et réunissant 500 personnalités de la communauté arménienne, le président a rappelé son engagement :

Le combat pour la justice et la reconnaissance est notre combat. Nous le menons par la mémoire en soutenant l'inscription au calendrier républicain d'une journée pour la commémoration du génocide

a déclaré le chef de l'Etat. A Marseille, 1 habitant sur 10 est d'origine arménienne.

C'est une grande satisfaction, c'est un beau geste symbolique pour la communauté arménienne

a indiqué Didier Parakian, adjoint au maire, en charge de l'économie. Il a ajouté

Il veut remettre en avant la loi sur la pénalisation du négationnisme portée par Valérie Boyer, c'est une double victoire


Macron maintient le dialogue avec le président turc Erdogan

Les coprésidents du CCAF, Ara Toranian et Mourad Papazian, ont demandé à Emmanuel Macron de condamner la Turquie qui menace les minorités dont les Arméniens. Le chef de l'Etat a refusé, il défend sa politique de dialogue avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, qu'il a reçu à l'Elysée début janvier.

Sur la Turquie, j'ai engagé un dialogue régulier et exigeant avec le président Erdogan. Je ne mésestime rien de ce que vous avez dit. Je lui ai dit ce qu'il en était. Et nous avons obtenu des résultats en libérant des journalistes

a-t-il précisé et il a ajouté

Beaucoup doutent du bien-fondé du dialogue avec la Turquie, mais j'estime que cela condamnerait le message de la France à n'être qu'une injonction dans le vide... Nous avons besoin d'alliés, y compris ceux qui ne partagent pas nos valeurs


Le conflit du Haut-Karabakh

Le chef de l'Etat doit se rendre en Arménie en octobre, lors du sommet de la francophonie à Erevan. Emmanuel Macron a également refusé de se rendre dans la région du Haut-Karabakh, une région peuplée d'Arméniens que se disputent l'Arménie et l'Azerbaïdjian.

Je perdrais ce que la France a d'utile dans ce conflit, celle d'être un médiateur et d'être entendu par les deux parties

a déclaré le chef de l'Etat.

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