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Guy Charmot, doyen des Compagnons de la Libération est décédé ce lundi à Marseille

Médaille des Compagnons de la Libération - Illustration / © CHARLES PLATIAU / POOL / AFP
Médaille des Compagnons de la Libération - Illustration / © CHARLES PLATIAU / POOL / AFP

Il ne reste que quatre Compagnons de la Libération encore en vie après le décès à Marseille ce lundi de Guy Charmot. Le doyen de ces résistants de la première heure de la seconde guerre mondiale est mort à l'âge de 104 ans.

Par E.E avec AFP


Né le 9 octobre 1914 à Toulon, Guy Charmot était le doyen des Compagnons de la Libération distingués pour leur engagement au sein de la France libre pendant l'occupation allemande. 

Emmanuel Macron a salué "avec émotion la mémoire d'un homme qui s'est engagé avec un courage et une abnégation exceptionnels pour la liberté et l'honneur de la France", a indiqué l'Elysée.
 


Issu d'une famille de fonctionnaires, Guy Charmot a ressenti jeune un attrait pour l'Outremer. Il est médecin militaire en Haute Volta lorsque, en septembre 1940, il rallie au Cameroun les Forces françaises libres (FFL) du général de Gaulle.

Médecin du bataillon de marche numéro 4, il participe aux combats en Syrie, en Ethiopie, en Libye, en Tunisie, en Italie puis en Provence. Il "se distingue particulièrement au cours des combats des 17 au 20 mai 1944 en Italie, poussant au plus loin ses postes de secours et sauvant ainsi plusieurs de ses camarades de combat par la rapidité de ses interventions sur la ligne de feu", souligne le site des Compagnons de la Libération. 
 

Débarquement en Provence en août 1944


Guy Charmot débarque en Provence avec la 1ère Division Française Libre en août 1944 avant d'être blessé lors des combats pour la libération de Toulon. Ce qui ne l'empêche pas de participer à la campagne de France jusqu'en 1945.

Après la guerre, il devient médecin des Hôpitaux d'Outre-mer et professeur du Service de santé des armées, effectuant de nombreux séjours en Afrique jusqu'en
1965.  

Spécialiste de la recherche en médecine tropicale, il démissionne avec le grade de médecin-colonel et entre au service de Recherches thérapeutiques de Rhône-Poulenc. Professeur à l'Institut de médecine et d'épidémiologie africaine, il préside la Société de Pathologie exotique puis est élu, en 1994, membre de l'Académie des Sciences d'Outremer. 

Les obsèques de Guy Charmot se tiendront vendredi à Marseille, où les honneurs funèbres militaires lui seront rendus, selon l'Ordre de la Libération.
 

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