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Marseille : les Algériens restent sceptiques après le retrait de la candidature d'Abdelaziz Bouteflika

Les réactions des Algériens de Marseille après le retrait de la candidature d'Abdelaziz Bouteflika aux élections présidentielles / © France 3 Provence-Alpes
Les réactions des Algériens de Marseille après le retrait de la candidature d'Abdelaziz Bouteflika aux élections présidentielles / © France 3 Provence-Alpes

Au lendemain du retrait de la candidature d'Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat présidentiel, les Algériens de Marseille sont inquiets et restent sceptiques sur les intentions du président Algérien et de son entourage.

Par Ludovic Moreau

Les concerts de klaxons n'ont pas résonné dans les rues de Marseille, hier soir, après l'annonce du retrait de la candidature d'Abdelaziz Bouteflika, à un cinquième mandat présidentiel. Pourtant, comme à Alger, de nombreux Algériens de Marseille ont manifesté et réclamé ce retrait.

Ce matin, dans le quartier de Belsunce, le nom de Bouteflika était encore sur toutes les lèvres, mais les Algériens sont inquiets et se demandent à quel tour de passe-passe, ils vont avoir droit ?

C'est l'Algérien qui décide de son avenir, ce n'est pas la mafia politico-financière qui décide le sort des Algériens,

indique Selim, le marchand de journaux.

Avec l'annonce de son retrait, le président Bouteflika a indiqué que les élections seraient reportées, mais à quelle date ? Qu'il faudra modifier la constitution, mais quand ?

Rester au pouvoir jusqu'à la transition ça veut dire qu'il va rester encore au moins deux ans, sans vote, sans élection,

explique Ahmed, précisant que c'est une façon déguisée de rester au pouvoir.

Ce pays-là a besoin de paix, de personnes raisonnables, ce pays a besoin d'être pris en main pour répondre à cette jeunesse,

implore Ali Timizar.

Les algériens rencontrés mardi matin expliquent que l'Algérie a besoin de stabilité et que l'Europe aussi a besoin que l'Algérie reste stable.

Un retour à la période sombre des années 1990 pourrait entraîner un exode massif des Algériens vers l'Europe.

Reportage : Sophie Accarias et Malik Karouche
 

 

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